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Découverte D'Annecy

Informations générales

Détail de l'annonce

Annecy est une commune de la région Auvergne-Rhône-Alpes au sud-est de la France, chef-lieu et préfecture du département de la Haute-Savoie.

Surnommée « la perle des Alpes françaises » en 1916 dans la monographie de Raoul Blanchard consacrée à la ville du fait de son emplacement entre son lac et les massifs des Préalpes du Nord, la ville commande l'entrée septentrionale de la cluse du lac d'Annecy, formée entre les massifs des Bornes et des Bauges. Le manque de foncier disponible entre lac et massifs limitait sa population depuis les années 1960 mais avec la fusion communale de 2017 incluant Annecy-le-Vieux, Cran-Gevrier, Meythet, Pringy et Seynod, sa population municipale passe à 124 401 habitants (2014). Son aire urbaine quant à elle, atteint les 225 173 habitants en 2013, la plaçant en 6e position régionale, derrière celle d'Annemasse et juste devant celle de Chambéry.

Résidence des comtes de Genève au xiiie siècle, puis des comtes de Savoie en 1401, la bourgade gagne le statut de capitale de la province de Savoie en 1434 lors de l'apanage de Genevois-Nemours avec les possessions savoyardes du Genevois, du Faucigny et du Beaufortain jusqu'en 1659. Son rôle s'intensifie en 1536, lors de la Réforme calviniste à Genève où l'évêque se réfugie à Annecy. François de Sales en fera une citadelle avancée de la Contre-Réforme catholique, position religieuse lui valant également le surnom de « Rome des Alpes ». Le traité de Turin conduit à l'Annexion et rattache la ville à la France dès 1860.

Dénommée parfois « Venise des Alpes », cette représentation idyllique et touristique se fonde sur les deux canaux et la rivière du Thiou dont le rôle initial était destiné à protéger la cité, puis à utiliser l'énergie hydraulique pour le fonctionnement de son artisanat. La ville a ensuite connu un développement industriel au xixe siècle avec les manufactures de soies. Ce passé industriel subsiste encore de nos jours, représenté par les sièges sociaux de SNR, Salomon, Entremont ou Alcatel.

À partir de la fin du xixe siècle s'est développée une activité touristique jouant sur la proximité avec le lac et les stations de sports d'hiver, soutenue par une politique de conservation des espaces verts (90 hectares) et de forêt totalisant 40,3 %3 de la superficie municipale et du patrimoine avec, notamment, la rénovation de son château. Annecy joue un rôle culturel et événementiel avec en figure de proue l'organisation depuis 1960 du festival international du film d'animation d'Annecy hébergé par le Centre culturel de Bonlieu et un pôle d'enseignement, avec l'implantation en 1973 d'un campus de l'Université Savoie Mont Blanc.

En 2015, un classement national « de la qualité de vie dans les zones d'emploi » établi par Les Échos place Annecy et son bassin d'emploi au 2e rang sur 304 zones étudiées

En savoir un peu plus ...
Annecy possède une longue histoire depuis son origine comme bourgade gallo-romaine (essor du vicus de Boutae au ier siècle) dans la plaine des Fins, suivie par son implantation sur la colline d'Annecy-le-Vieux au viiie siècle, puis au pied du Semnoz au xie siècle (Annecy-le-Neuf). Son rôle dans la Réforme catholique, dite Contre-Réforme, aux xvie siècle et xviie siècles, fait d'elle la « Rome des Alpes ». Résidence des comtes de Genève au xiie siècle ; capitale du comté de Genevois, puis de l'apanage de Genevois, Faucigny et Beaufort, ensuite de Genevois-Nemours dans les États de Savoie ; capitale de la province de Genevois, puis siège de l'une des deux intendances de Savoie dans les États sardes, la ville devient brièvement française de 1792 à 1815 à la suite d'une invasion militaire, puis définitivement le 24 mars 1860, date de l’Annexion de la Savoie à la France.

Préhistoire et époque gallo-romaine
Carte montrant le territoire des Allobroges et mentionnant Casuaria.
Territoire des Allobroges, avec mention de Casuaria.
Ruine avenue des Romains.
Ruine avenue des Romains.
Les traces d'un village lacustre datant du IIIe millénaire av. J.-C. ont été trouvées du côté d'Annecy-le-Vieux et il semble également que la station du Port, située à l'est de l'île des Cygnes, ait accueilli un village sur pilotis d'après des découvertes réalisées en 188455.

Plus tardivement, au début du ive siècle av. J.-C., des tribus gauloises allobroges s'installent dans l'avant-pays plat, entre le Rhône et les Alpes. Les historiens pensent qu'un village allobroge se développe dans la plaine des Fins au cours du ier siècle av. J.-C.. Selon une hypothèse non confirmée par l'archéologie, ce village aurait succédé à un oppidum juché sur le roc du Semnoz. Les Romains interviennent dans les environs à partir du iie siècle av. J.-C. et vainquent les Allobroges une première fois en 121 av. J.-C., puis définitivement en -62. Une fois le territoire pacifié, les Romains construisent des routes et des mansions (du latin mansio, "auberge", "gîte d'étape") afin de commercer, notamment la route secondaire reliant Turin (Italie) à Genève. Un vicus gallo-romain se développe durant la seconde moitié du ier siècle av. J.-C., à l'emplacement de l'ancien village allobroge, sur la voie romaine majeure via Casuaria (Faverges), et d'où part également une voie secondaire vers Aquae (Aix-les-Bains). La bourgade, d'une superficie de 26 ha, est mentionnée sous la forme Ad Bautas (de Bautae) sur l'Itinéraire d'Antonin. Le vicus connaît une certaine prospérité au cours du ier siècle jusqu'à la première moitié du IIIe où la petite agglomération dispose d'une place publique — « assimilable à un forum » — mais aussi d'édifices typiques de la romanisation comme une basilique, des temples, des thermes ou encore un théâtre. C'est un véritable petit centre économique où l'on trouve les traces de produits en provenance de tout l'empire : céramiques ou amphores de Bétique, d'Espagne ou encore de Mauritanie.

Boutae connaît les ravages des incursions barbares (Alamans en 259 et 278) ou des Bagaudes, et la ville est incendiée à plusieurs reprises au iiie siècle. Le site semble encore occupé jusqu'au ve siècle comme le démontrent les dernières découvertes.

Moyen Âge
Vue du château d'Annecy en 1910.
Vue du château d'Annecy au début du xxe siècle.
Vers 443, le général romain Aetius concède la Sapaudia à un peuple germain, les Burgondes, d'après une courte notice du ve siècle : « La Sapaudia est donnée aux débris du peuple burgonde pour être partagée avec les indigènes ». L'insécurité grandissante contraint les habitants à abandonner la plaine pour les collines voisines, comme l'atteste le domaine agricole de la villa gallo-romaine et centre d'une exploitation agricole, d'un fundus, sur le coteau d'Annecy-le-Vieux, vers les viie siècle-viiie siècle. Ce domaine entre dans le domaine royal au siècle suivant et est mentionné sous le nom Anesciacum au ixe siècle ou Aniciacus ou villa Aniciaca, peut-être du gentilice d'un propriétaire issu de la grande famille des Anicii, connue dans le Bas-Empire.

Il faut attendre le xie siècle pour voir la ville renaître au pied d'une tour de défense édifiée sur le dernier contrefort du Semnoz. Un texte de 1107 confirme la naissance d'Annecy-le-Neuf sur les rives du Thiou et fait une première mention d'une église Saint-Maurice sous le château. Ce dernier et la bourgade d'Annecy-le-Neuf se développent sous le comte Amédée Ier (de Genève). Elle a alors l'apparence d'un gros village avec de nombreuses étables. En 1132, une maison forte est édifiée sur l'île au milieu du Thiou. En lutte permanente avec les évêques de Genève, les comtes de Genève finissent, à la fin du xiie siècle, par se réfugier à Annecy où ils occupent le manoir de Novel au fond de la plaine des Fins, puis le château qu'ils agrandissent au xiiie siècle. La ville devient donc capitale du comté. Le xive siècle est marqué par le long règne du comte Amédée III de Genève de 1320 à 1367, date à laquelle les franchises d'Annecy sont confirmées. La comtesse Mahaut de Boulogne, épouse du comte, donne naissance au dernier des comtes de Genève, Robert, au château d'Annecy. Celui-ci provoque le Grand Schisme d'Occident en devenant le pape Clément VII, en résidence à Avignon. En 1394, Robert de Genève fait ériger l'église Notre-Dame-de-Liesse, nécropole des comtes de Genève, en une collégiale qui, devenant le centre d'un pèlerinage très populaire, confère à Annecy un certain prestige.

Annecy, ville savoyarde

Annecy à la fin du xvie siècle par Chastillon.

Plan d'Annecy à la fin du xviie siècle.
Après le décès de Clément VII en 1394, le comté de Genève est acquis en 1401 par le comte de Savoie Amédée VIII. Le comté de Genève se trouve démembré en un comté de Genève proprement dit (avec la ville et ses environs qui conservent une grande autonomie) et un comté de Genevois avec Annecy pour capitale. Pour rallier les habitants, qui ne voient pas d'un bon œil leur rattachement à la maison de Savoie, le duc crée en 1434 l'apanage de Genevois et Faucigny qu'il confie à son fils cadet, Philippe de Savoie. Cet apanage disparaît à la mort sans postérité de ce dernier en 1444, mais il est reconstitué de 1460 à 1491 au profit de Janus de Savoie, fils de Louis Ier de Savoie, qui fait d'Annecy sa résidence officielle alors qu'il est comte de Genevois, baron de Faucigny, seigneur de Beaufort-Ugines-Faverges-Gourdans. De nouveau capitale d'apanage, Annecy bénéficie de la sage administration de Janus de Savoie et des fastes de sa cour. C'est à ce moment-là que sont établis les principaux organes du gouvernement du comté : conseil comtal, chambre des comptes, procureur fiscal, juge mage.

À la mort de Janus, Annecy est de nouveau rattaché à la Savoie de 1491 à 151465. En 1514, Charles III de Savoie inféode le Genevois et les baronnies de Faucigny et de Beaufort à son frère Philippe. Annecy est alors de nouveau le centre d'un apanage allant du Genevois à Ugine. Philippe (duc de Nemours en France en 1528) est le premier prince de la dynastie des Genevois-Nemours qui se prolonge jusqu'en 1659 (à la mort d'Henri II, dernier duc de Genevois-Nemours, le 14 janvier). En fait, c'est Jacques de Savoie-Nemours qui devient le premier duc de Genevois, le comté ayant été érigé en duché en 1564 par Emmanuel-Philibert qui entend s'attacher et surveiller ce prince trop français à son gré qu'est Jacques de Nemours, fleur de toute la chevalerie selon Brantôme. L'administration du bourg d'Annecy est alors de la responsabilité d'un conseil général, assemblée des bourgeois de la ville, qui élisent des syndics pour trois ans. À partir de 1491, un conseil étroit dit des Douze, comprenant les quatre (puis, deux) syndics et des conseillers, prend en charge les affaires de la ville.

Annecy « Rome des Alpes »
Portrait de saint François de Sales.
À partir de 1536, lors du triomphe de la réforme calviniste à Genève, les chanoines de la cathédrale Saint-Pierre s'installent à Annecy ainsi que des ordres religieux catholiques comme les clarisses. L'évêque y séjourne habituellement à partir de 1568. À cette époque, de beaux monuments sont construits comme le logis de Nemours au château, la cathédrale Saint-Pierre, la maison Lambert et le clocher de la collégiale Notre-Dame-de-Liesse…

À partir de 1560, la Savoie du Nord et Annecy, placés en un point stratégique sur la ligne de partage des confessions, deviennent une citadelle avancée de la Contre-Réforme. Si le premier évêque de Genève à résider de façon permanente à Annecy est Ange Giustiniani (1568-1578), les débuts de la Réforme catholique datent effectivement de son successeur, Claude de Granier (1578-1602). Cependant, c'est François de Sales - enfant du pays (son père l'envoie à l’âge de six ans au collège de La Roche, puis au collège d'Annecy, fondé par Eustache Chappuis en 1549, où il est un bon élève) - évêque de Genève en résidence à Annecy de 1602 à 1622, qui, après avoir lui-même prêché, jette les bases d'une solide réforme du clergé et d'une transformation des mœurs et des mentalités dans son diocèse. Il marque de façon durable la ville et toute la région grâce à son prestige intellectuel et spirituel. Bien plus, son rayonnement s'étend à toute l'Europe catholique avec l'immense succès de l'un de ses deux plus célèbres ouvrages, L'introduction à la vie dévote. Ainsi Annecy devient la « Rome des Alpes ».

Le 5 octobre 1600, à la fin de la guerre franco-savoyarde, Henri IV, après avoir envahi et conquis la Savoie, entre à Annecy, accompagné d'Henri Ier de Savoie-Nemours, qui s'est rallié à lui en 1594. Il reste trois jours dans la ville.

Dès 1606, 28 ans avant la fondation de l'Académie française, François de Sales (canonisé en 1666) et le président du Sénat de Savoie, Antoine Favre, créent, à la mode italienne, l'Académie florimontane (« fleurs et montagnes »). En 1610, François de Sales et Jeanne de Chantal fondent l'ordre de la Visitation. Dans le cadre d'un vaste mouvement des ordres nouveaux, nés de la Réforme catholique, Annecy accueille les capucins en 1592, les visitandines en 1610, les barnabites en 1614, les annonciades de Saint-Claude en 1638, les bernardines réformées en 1639, les lazaristes en 1641, les cisterciennes de Bonlieu en 1648. La présence religieuse est donc très importante à Annecy qui compte treize maisons religieuses pour 5 000 habitants. La moitié de la ville appartient à différents ordres religieux qui possèdent non seulement les églises et les couvents, mais aussi des ateliers, des moulins et de vastes terres et forêts. Ces ordres religieux, qui ont la charge de l'éducation et des hôpitaux pour les malades et les pauvres, font travailler les artisans et les commerçants locaux.

Révolution française

Prise du palais des Tuileries, 10 août 1792.
Les idées germes de la Révolution sont connues et répandues parmi les bourgeois d'Annecy grâce aux nombreux Savoyards qui vivent à Paris, sans oublier l'Encyclopédie, les écrits de Voltaire et du genevois Jean-Jacques Rousseau que l'on trouve dans les bibliothèques privées des notables annéciens. Dans la nuit du 21 au 22 septembre 1792, les troupes françaises du général Montesquiou envahissent par surprise le duché de Savoie, obligeant l'armée sarde du vieux général Lazary ainsi que de nombreux fonctionnaires et membres du clergé à se réfugier au Piémont à Turin, capitale des États de Savoie depuis 1562. Fin octobre, l'Assemblée des Allobroges, réunie dans la cathédrale de Chambéry, déclare la fin du despotisme, la suppression des droits souverains de la maison de Savoie, de la noblesse, des redevances et droits seigneuriaux, de la milice et la création du département du Mont-Blanc où Annecy n'est que chef-lieu de district. Une municipalité républicaine, avec à sa tête l'avocat Jean-François Favre, est élue, mais le véritable pouvoir demeure entre les mains de la société jacobine des Amis de la liberté et de l'égalité qui compte 110 membres, toute la bourgeoisie de la ville. L'accueil fait aux troupes françaises a été de prime abord plutôt enthousiaste, car les hauts fonctionnaires ont pris la fuite et les habitants ont le réel sentiment d'être libérés. Cependant, la mobilisation en masse des hommes, les réquisitions militaires payées en assignats dévalorisés, l'augmentation des impôts, la crise économique consécutive à l'exil des nobles et des religieux (90 % des prêtres sont réfractaires), la politique anti-religieuse des représentants de la Révolution (expropriation et obligation du serment à l'Église constitutionnelle), la répression du représentant en mission Albitte (emprisonnement des suspects, déchristianisation : interdiction du culte catholique, fermeture et saccage des églises, destruction des insignes et des objets du culte, clochers, cloches, croix…) finissent par exaspérer la population et la poussent à se révolter (près d'Annecy, émeutes de Faverges, de Thorens, révolte de Thônes : 86 morts…). En 1797, sous le Directoire, les colonnes mobiles du général Pouget pourchassent les déserteurs et les prêtres insermentés (70 sont déportés en Guyane). En revanche, durant cette période, les importants marchés de France sont accessibles, les capitaux genevois disponibles et ainsi de nombreuses fabriques s'installent au bord du Thiou (notamment à Cran, au bas de la colline de Gevrier) pour profiter de la force hydraulique et du savoir-faire industriel des Annéciens. En effet, dès la fin du xve siècle, à l'intérieur d'un enclos fortifié d'une douzaine d'hectares, la ville (qui avait déjà près de deux mille habitants) avait affirmé son importance administrative, commerciale et artisanale (surtout dans le textile et la métallurgie grâce aux "artifices" hydrauliques sur le Thiou). À partir de 1795, l'industrie textile se développe fortement grâce à des Genevois comme Jean-Samuel Farzy qui charge son compatriote Poncet d'établir une fabrique d'indiennes à Annecy. En 1811, la manufacture de coton emploie un millier d'ouvriers…

Restauration sarde[modifier | modifier le code]

Le Thiou avant la construction des quais de 1854, peinture de Paul Cabaud, Château d'Annecy.
En 1815, une grande fête célèbre la réintégration d'Annecy au sein du royaume de Piémont-Sardaigne (les ducs de Savoie étant devenus rois de Sardaigne vers 1720). En 1822, la ville, capitale de la province du Genevois, recouvre son siège épiscopal avec un diocèse en son nom propre : Annecy et non plus Genève-Annecy. En 1842, Annecy accueille l'une des deux intendances générales du duché de Savoie. En 1860, juste avant l'Annexion, la ville compte environ 10 000 habitants. La période sarde de 1815 à 1860 est marquée par de grands travaux d'urbanisme (assainissement, percement et pavage de rues, de places, construction de ponts, de quais et d'immeubles, notamment l'hôtel de ville en 1848, aménagement de la rive du lac : création du Jardin public, de l'île des Cygnes, du pont des Amours, de l'avenue d'Albigny et du champ de mars…), par une modernisation certaine (eau potable, éclairage au gaz…) et par un important essor économique (en 1850, institution de la Banque de Savoie ; en 1858, la manufacture de coton emploie deux mille personnes…) : Annecy devient un des plus grands centres manufacturiers du royaume.

Époque contemporaine

Plan de la ville en 1914.

Libération de la ville en 1944.

Le territoire de la nouvelle commune d'Annecy au 1er janvier 2017.
Articles détaillés : La Belle Époque et De 1945 à nos jours.
En 1866, le train à vapeur arrive pour la première fois à Annecy. Ce progrès dans les transports permet, entre autres, au tourisme de se développer et de prendre un nouvel essor. Un syndicat d'initiative est créé en 1895 afin d'organiser de nombreux événements. Durant la première moitié du xxe siècle, la ville grandit lentement. Sa situation géographique, ses voies de communication et son rôle administratif contribuent au développement de nouveaux quartiers (les quartiers des Balmettes, de la Prairie et de Vovray…). Grâce à la centrale hydroélectrique des Forces du Fier, Annecy est éclairé à l'électricité dès 1906. L'essor touristique de la commune s'accompagne en même temps d'un essor industriel. Parmi les figures emblématiques de l'industrie locale émergente on peut citer les noms de Crolard, Dunant, Aussedat, Léon Laydernier et Jules Barut. En 1917, à cause de la guerre, une usine de roulements à billes est établie à Annecy.

Après 1936, l'apparition des congés payés permet aux classes populaires de venir découvrir Annecy, son lac et ses montagnes. Durant la Deuxième Guerre mondiale, Annecy, bombardé à trois reprises par les Alliés qui visent l'usine de roulements, est le siège d'une centaine de la Milice française et de nombreuses prisons, mais aussi un centre actif de la Résistance (voir le Maquis des Glières) qui la libère le 19 août 1944. La croix de guerre avec étoile est épinglée sur le blason municipal.

En 1949, Annecy accueille le second round de l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), un cycle de négociation commerciale sur la libéralisation des échanges : 23 délégations viennent à Annecy. Les 4 premiers rounds du GATT (Genève en 1947, Annecy en 1949, Torquay en 1951 et Genève en 1956) ont permis de réduire de 40 % à 20 % les droits de douane des pays occidentaux sur les produits importés.

En 1953, commence la restauration du château et des quartiers historiques. Moins de dix ans plus tard est installé le collecteur du tour du lac qui retrouve sa pureté. Un peu plus de dix ans après, est créée la zone piétonne et, encore dix ans plus tard, Annecy est relié à Paris par le T.G.V. Le 7 octobre 1986, le pape Jean-Paul II vient faire un pèlerinage sur les tombeaux de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal situé dans la basilique de la Visitation. De nombreuses religieuses et religieux salésiens étaient présents.

Après les Trente Glorieuses, la crise économique entraîne une pause dans le développement urbain fort rapide d'Annecy. Aujourd'hui, Annecy, ville-centre d'une communauté d'agglomération dépassant les 150 000 habitants, mène une politique de développement et d'équipements en lien avec les douze autres communes de son agglomération.

Le 20 juin 2016, les conseils municipaux d'Annecy et de cinq autres communes (Annecy-le-Vieux, Cran-Gevrier, Meythet, Pringy et Seynod) votent favorablement à la création d'une commune nouvelle au 1er janvier 2017 de 128 422 habitants pour une superficie de 70 km, nommée Annecy.

Politique et administration
Situation administrativ
Administration territoriale
Façade de la mairie d'Annecy.
Façade de la mairie d'Annecy.
La ville d'Annecy est le chef-lieu du département de la Haute-Savoie et de deux cantons, depuis la réforme cantonale de 2014, et compte 32 bureaux de vote répartis sur deux cantons en huit centres de voteMairie, dans l'arrondissement d'Annecy. Les deux cantons sont Annecy, avec une fraction d'Annecy et neuf communes du bassins annécien et Annecy pour le reste de la commune associé à Sévrier. Annecy fait partie de la Première circonscription de la Haute-Savoie, dont le député est Bernard Accoyer depuis les élections de 2012.

Intercommunalité
La communauté d'agglomération Grand Annecy, créée le 1er janvier 2017, compte 34 communes dont les deux communes nouvelles d'Annecy et de Fillière. Elle est issue de la fusion de la communauté de l'agglomération d'Annecy (C2A) et de quatre autres intercommunalités.

Aire de stationnement :
ANNECY, Haute-Savoie, Rhône-Alpes
AIRE COMMUNALE
542 km S.-E. Paris.
Ouverture de l'aire : du 01/01 au 31/12
Parc naturel à 1 km, Montagne à 1 km, Lac à 100 m
CONTACT & ACCÈS

Adresse :
RN 508 - parking de Colmyr
74000 ANNECY
Accès :
N 508 dir. Albertville Lac rive Ouest. Panneaux routiers réglementaires.
Contact :
Tel. : 04 50 33 88 88
Email : mairie@ville-annecy.fr
Langues parlées à l'accueil :
Français

Coordonnées GPS :
Latitude : 45.89
Longitude : 6.1397

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LCCC

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