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Découverte de Talmont-Sur-Gironde

Informations générales

Détail de l'annonce

Talmont-sur-Gironde est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Talmonais et les Talmonaises. Talmont est également un petit port où on pêchait autrefois l'esturgeon pour ses œufs (caviar), et désormais le maigre, l'alose, la lamproie et les pibales.

Ancienne bastide fondée par le roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine Édouard Ier en 1284, cette petite cité campée sur un promontoire dominant l'estuaire de la Gironde fut autrefois une redoutable place-forte, dont ne subsistent désormais que quelques pans de remparts et les vestiges d'une tour médiévale à demi-ruinée (tour blanche).

Les rues du bourg, qui se coupent à angle droit, sont bordées de maisons anciennes, volontairement très basses afin de limiter la prise au vent, couvertes de tuiles roses et presque toutes blanchies à la chaux. En été, de nombreuses roses trémières apportent une touche colorée à cet ensemble.

Au bord de la falaise, l'église Sainte-Radegonde, construite au xiie siècle, surplombe les flots de sa silhouette caractéristique, elle est entourée d'un cimetière marin envahi de passeroses et de fleurs sauvages.

En savoir un peu plus ...
Antiquité
L'occupation du site pourrait remonter à l'antiquité, la présence d'un hameau plus ou moins dépendant de l'importante métropole romaine de Novioregum étant une hypothèse envisageable. En 1876, une équipe menée par l'historien local Eutrope Jouan identifie un massif de maçonnerie gallo-romain dans le centre du village.
De fait, les indices retrouvés jusqu'à présent laissent à penser que c'est après l'abandon de Novioregum que Talmont commence à prendre de l'importance, les vestiges de la métropole antique toute proche servant de carrière de pierre à l'embryon du village actuel. Cette thèse est accréditée par la découverte de trois fûts de colonnes romaines dans l'église en 1888.

Une bastide anglaise

Édouard Ier, roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine, fondateur de la ville en 1284.
Durant le haut Moyen Âge, Talmont devient un poste militaire, puis une seigneurie, sous le nom de Talamo. Celle-ci est acquise en 1284 par Édouard Ier d’Angleterre, duc d'Aquitaine, qui la fait fortifier, créant ainsi une ville close au plan comparable aux bastides qui fleurissent alors dans tout le sud-ouest de la France. De là le plan en damier, dans lequel les rues se coupent à angle droit afin de faciliter la défense et rendre plus difficile une éventuelle intrusion de l'ennemi. La tradition rapporte qu'il s'inspire pour cette entreprise du plan de la ville de Winchelsea, une place forte de l'est du Sussex, en Angleterre.

Dès cette époque, la ville est également entourée de remparts, dont il est encore possible de voir quelques vestiges au-delà de l'église. Ainsi par exemple, celui d'un pan de mur au bord de la falaise, qui est l'unique vestige d'une tour carrée baptisée « tour Blanche ».

Durant la guerre de Cent Ans, Talmont est âprement disputée entre Français et Anglais.

Place forte militaire importante, Talmont est aussi un lieu de pèlerinage sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. Après avoir fait leurs dévotions à sainte Radegonde, la sainte patronne de l'église, les pèlerins pouvaient choisir, soit de traverser l'estuaire de la Gironde pour rejoindre la basilique de Soulac, soit de continuer leur périple en passant par Blaye et Bordeaux.

Talmont retourne à la couronne de France à la fin du xive siècle. Les textes anciens mentionnent un Mondisson la Chassaigne comme gouverneur de la ville, lequel est remplacé en 1410 par Renaud VI de Pons sur l'ordre du prince Louis de Guyenne, fils du roi Charles VI. Dans une lettre dûment scellée, le prince de Guyenne fait parvenir la nouvelle en Saintonge :

« Nostre cher et feal cousin, messire Regnault, seigneur de Ponts, ycelui avons aujourd'uy fait, ordonné et establi et par la teneur de ces presentes, faisons, ordonnons et establissons garde et cappitaine (sic) de nostre ville et forteresse de Talemond sur Gironde (…) »

En 1440, le roi Charles VII fait don de la viguerie de Talmont à l'amiral Prigent de Coëtivy.

Le temps des troubles
Gravure représentant le plan de Talmont s'avançant dans l'estuaire de la Gironde en 1706
Plan des fortifications de la bastide de « Tallemont » en 1706
(œuvre de l'ingénieur et cartographe royal Claude Masse).
Durant les Guerres de religion, alors qu'une grande partie de la région passe à la réforme, les Talmonais restent en majorité fidèles au catholicisme. La ville est prise par les armées calvinistes au printemps 1563, mais repasse dans le camp catholique peu après. L'année suivante, des mercenaires basques pillent les villes de Talmont et de Cozes avant de se retirer.
Cependant, à défaut de l'être par la force, la ville est prise par la ruse. En 1574, alors que le carnaval bat son plein, des soldats huguenots déguisés parviennent à pénétrer la forteresse, ouvrant les portes à leurs coreligionnaires. Durant deux ans, la ville reste aux mains du parti protestant, avant que la paix de Beaulieu ne la fasse de nouveau passer aux mains des catholiques.

Le 11 novembre 1611, Gilles du Breuil, seigneur de Théon, vient prendre le commandement de la place au nom du comte de Jonzac, lieutenant-général du roi en Saintonge. Il en informe le maire de la ville, Nicollas Detaste, en présence d'un notaire et des curés de Talmont, Arces et Médis.
En 1652, lors de la Fronde des Princes, des troupes espagnoles alliées aux frondeurs occupent la ville dont ils détruisent la plupart des défenses avant de l'évacuer :

« Les espagnols qui estoyent dans Talmont ayant appris que le rendés-vous (sic) de toute l'armée du Roy y estoyt au mercredy suivant, l'abandonnèrent et mirent en partant le feu dans la tour (…) »

Des textes anciens donnent pour premier ministre du culte protestant le pasteur Des Chauves, lequel exerce ses fonctions à Talmont vers 1576. La relative tolérance à l'égard des religionnaires se heurte cependant bien vite à la politique de contre-réforme menée par le roi Louis XIII et poursuivie par son successeur Louis XIV. L'exercice du culte est officiellement interdit en 1682, soit trois ans avant la promulgation de l'édit de Fontainebleau par lequel le roi révoque officiellement l'édit de Nantes. L'arrêt de 1682 consacre le début de la période dite de « l'église du désert » qui se traduit par des prêches clandestins, souvent dans des granges transformées en « maisons d'oraison », parfois sur des bateaux.


Vestiges des remparts, repérés en 1706 par Claude Masse.
À la fin du xviie siècle, la ville appartient à la Généralité de La Rochelle. Elle est une enclave relevant de l'élection de Marennes. Lorsqu'il rédige son mémoire en 1699, l'intendant Michel Bégon indique que les paroisses de la « châtellenie de Talmont » sont abonnées à hauteur de 1450 livres, au bénéfice de Julie de Sainte-Maur, fille du duc de Montausier Charles de Sainte-Maur, décédé en 1690. Les abords de la ville produisent alors principalement blé, vin et foin.

Quelques années plus tard, Julie de Sainte-Maur épouse Emmanuel de Crussol, duc d'Uzès, lequel préside alors aux destinées de la place-forte.

Les fortifications de la ville ayant été endommagées lors des conflits successifs, la réparation des remparts est confiée en 1706 à l'ingénieur Claude Masse. Dans ses mémoires, ce dernier décrit la cité comme : « Une peine insule qui a esté autrefois d'assée bonnes murailles mais a present presqu'toutes ruynées sur tout celles du costé de l'oüeste et du sud »

Une batterie de six « meschants canons » est placée pour protéger les côtes. Cependant, faute de moyens, les travaux ne sont pas conduits à leur terme.

Un port de pêche et de commerce

Le port, à marée basse.
Durant les xviiie et xixe siècles, Talmont est un bourg relativement prospère, vivant principalement de son port de commerce. De nombreux bateaux en route vers Bordeaux s'arrêtent dans son port. La plupart des maisons médiévales sont reconstruites, sans pour autant remettre en cause le plan en damier d'origine.

Tentant de réorganiser la défense des côtes charentaises, l'empereur Napoléon Ier envoie en mission à Talmont l'un de ses officiers d'ordonnance, le capitaine Christin. Dans une missive datée du 14 septembre 1811, l'empereur confie à son officier la tâche de reconnaître les rades de Talmont et de Jau afin d'étudier la possibilité d'y mettre à l'abri des vaisseaux.

Talmont et les deux guerres mondiales

L'église et les remparts de Talmont-sur-Gironde en 1920.
Pendant la Grande Guerre, en 1917, les Américains choisissent le site de Talmont pour aménager un port militaire destiné au transbordement du matériel nécessaire à leurs troupes. Les travaux préliminaires sont réalisés en juillet 1917 : ainsi est dynamité le « rocher du sphinx », un îlot situé à l'ouest de l'église que l'érosion avait façonné depuis plusieurs siècles. Une voie ferrée est mise en chantier, tandis que 6000 hommes du génie maritime américain et 1500 prisonniers de guerre allemands sont logés dans des baraquements en dehors du village.

L'armistice de 1918 a beau sembler sonner le glas de cette entreprise, l'idée d'aménager un port industriel refait surface quelques années plus tard. Plusieurs délégations ministérielles se rendent dans le village entre 1923 et 1924 à l'invitation du maire Paul Métadier afin d'étudier la possibilité de créer l'avant-port de Bordeaux à Talmont. Chantre du modernisme, le peintre Gaston Balande imagine le futur du village avec enthousiasme :

« Le ciel sera sillonné d'innombrables fils, de pylônes, de cheminées ; d'énormes lampes à arc jetteront d'éblouissant éclairs de lumière brutale là où jadis, les maigres lumières pâlottes du village troublaient à peine l'opacité de la nuit. »

Une « société des entrepôts et ports de Talmont », dont le siège est à Paris, est créée dans le même temps. Seul le spectre de la guerre avec l'Allemagne freine le projet, lequel est gelé à la fin des années 1930.

Le 10 juin 1940, le cargo à vapeur « l'Amiénois », tout juste rendu au service civil après avoir été brièvement réquisitionné pour participer à la campagne de Norvège — durant laquelle il a gagné la croix de guerre — quitte le port du Havre menacé par l'envahisseur allemand. On charge en toute hâte des effets de toute sortes, allant des spiritueux aux uniformes militaires, en passant par une batterie de canons antiaériens de 90 mm toute neuve[réf. nécessaire]. À cela s'ajoutent de nombreux réfugiés, embarqués au Havre ou recueillis ultérieurement lors d'une escale à Cherbourg. Des avaries causées par un accrochage avec un navire militaire nécessitent leur débarquement à Brest, tandis que l' « Amiénois » poursuit sa route vers le sud.

Le 16 juin, le navire fait halte au port du Verdon, avant d'entamer sa remontée de la Gironde trois jours plus tard. Arrivé à Pauillac en fin de journée, l'équipage se voit refuser le droit de débarquer les canons, l'appontement n'étant pas jugé assez solide pour supporter le poids de ces pièces d'artillerie. De ce fait, le navire reprend son chemin en direction de Bordeaux, où il arrive le lendemain. L'imminence de la défaite induit une désorganisation totale et une succession d'ordres contradictoires que seule vient interrompre la signature de l'armistice. L'équipage refusant de quitter la France, il est interné, de même que son commandant, le capitaine Avril, et remplacé par un équipage militaire placé sous le commandement du lieutenant de vaisseau Farcy. Quittant le port de Bordeaux dans la soirée, le navire est sabordé à hauteur de Talmont le 25 au petit matin. Durant tout l'été, des fûts de rhum et de porto vinrent s'échouer sur les côtes charentaises et médoquines.

En 1942 et 1943, l’occupant tente vainement de récupérer les canons.

Après-guerre, les hunes de mâts émergeant de l'eau servent d'abri à des colonies de cormorans, avant que l'épave ne soit malmenée par plusieurs tempêtes dans les années 1980. De nos jours, seules quelques parties de l'épave sont encore visibles. Bien que située hors du chenal de grande navigation, son caractère potentiellement dangereux pour les plaisanciers et les pêcheurs a nécessité la mise en place d'une bouée cardinale Nord afin qu'elle n'entrave pas la circulation des navires remontant l'estuaire.

Talmont aujourd'hui

L'ancienne bastide de Talmont, entourée par les flots de l'estuaire.
Au début de l'année 1990, le conseil général lance une vaste consultation concernant la construction d'un viaduc reliant les deux rives de l'estuaire. Le projet initial prévoyant un pont de 11 kilomètres entre Arces et Talais, une association baptisée Les amis de Talmont se place d'emblée en tête des opposants au viaduc, surnommé par dérision « l'éléphant blanc ».

Le 2 août 1990, le conseil municipal refuse à l'unanimité de cautionner le projet, tout en acceptant quelques jours plus tard d'adhérer au « Syndicat mixte pour le pont sur la Gironde ».
Devant la levée de boucliers suscitée par le projet, celui-ci est finalement gelé ultérieurement.

Le 31 octobre 2003, un violent orage touche la région. Un éclair frappe la croix surmontant la façade de l'église, occasionnant quelques dégâts matériels

Aire de stationnement :
Prix 8 € pour 24h, un agent passe le matin la vidange cassette se fait de l'autre côté du port! pas pratique lorsque l'écluse est ouverte (1km) aire bruyante la journée

Coordonnées GPS : Longitude : -0.79549 Latitude : 45.47636
Adresse :
Au port de plaisance de Mortagne
17000 Mortagne Sur Gironde

Type de l'aire : Aire municipale

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LCCC

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