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Découverte de Piana

Informations générales

Détail de l'annonce

Piana est une commune française située dans le département de la Corse-du-Sud, en collectivité territoriale de Corse. Le village appartient à la microrégion du Sevi in Fora.

En savoir un peu plus ...
Moyen Âge :
Au ixe siècle, la Corse est envahie par les Maures qui pillent les côtes et s’y installent. Gênes et Pise se coalisent pour les en chasser.

1092 - Le pape Urbain II nomme archevêque Daibertus évêque de Pise qui devient métropolitain-suzerain des six diocèses corses. Le diocèse, division administrative, se subdivise en pièves.
Au xiie siècle de très nombreuses chapelles sont construites sur l'île, dont San Marcellu, Pieve de Salogna.

1183 - La rivalité entre les deux républiques amène le pape Innocent II à partager l’île. Pise conserve trois des six évêchés dont le diocèse de Sagone.
La pieve de Salogna a été mentionnée, pour la première fois en 1594, dans l'Historica di Corsica de Filippini. San Marcellu, l'église piévane (Pieve) construite au xiie siècle, aujourd'hui effacée des cartes, se trouvait au lieu-dit éponyme, à 2,5 km « à vol d'oiseau » au sud de Piana.

Au xve siècle, le territoire actuel de la commune de Piana formait la piève de Salogna. Salogna avait pour lieux habités : la Piana, Iustalli, le Munilachie, San Marcello, Sa’ Justo, Campo, li Monti Grossi, Raionda. Campo possédait une chapelle Sainte-Marie.

La Salogna faisait partie d'un fief dominé par les seigneurs de Leca et dont le domaine s’étendait du sud de Calvi jusqu'au nord de Propriano.

Les seigneurs de Leca, qui selon Maurice Barrès étaient « magnifiques d'audace et de férocité », se révoltèrent contre la domination génoise ; mais ils furent vaincus et massacrés.

1489 - Le 29 mars, la prise du château du comte Giovanni Paolo I de Leca constitue l'un des derniers épisodes de cette lutte. Le château se dressait à 4 km à l'est du village sur la Spija dei conti (Crêtes des Comtes) juste au-dessous du Monte Vittulu.
Les génois massacrèrent tous les défenseurs à l'exception des femmes et des enfants. Pour mettre un terme aux liens constants des habitants et des seigneurs de Leca, les autorités génoises détruisirent le château ainsi que les hameaux de la piève. La population est expulsée, avec interdiction de s'y établir sous peine de mort.

Temps modernes
Durant deux siècles, de 1489 à 1690, toute la région fut désertifiée, les habitants se repliant vers des villages de hauteur, sauf de rares cultures permises aux gens venant de la montagne.

Au xvie siècle, comme toutes les pievi du littoral de l'île, Salogna est exposée au péril barbaresque. Les actes de piraterie turque se multiplient alors jusqu'à l'intérieur des terres.

1530 - Salogna possédait encore huit lieux habités : La Piana, Vistale, Le Mulinaccie, San Marcello, San Giusto, Campo, Li Monti Rossi et Revinda, pour une population d'environ 1 000 habitants. À la fin du siècle, les basses terres sont définitivement abandonnées.
1540 - Dragut, amiral turc de l'Empire ottoman, ravage les pièves de Salogna et de Sia. Pourchassé dans le golfe de Girolata par la flotte de Giannetino Doria, neveu de l'amiral Andrea Doria, il est capturé.
1562 - la Banque de Saint-Georges rétrocède la Corse à la République de Gênes. Les Génois décident de faire renforcer la défense des côtes.
1605 à 1611 - Aux frais des communautés rurales, six nouvelles tours sont bâties : Omigna, Cargèse, Orchino, Cavi Rossi, Gargalo et Imbuto, sous la direction du « gentilhomme » Anton Giovanni Sarola, "surintendant aux constructions".
1622 - Giovan Battista Marzolaccio, chargé d'informer le doge et le Sénat de Gênes des potentialités de cette contrée, indique dans son rapport [...] « Évoquant la récente attaque de la piève de Salogna par les « infidèles » malgré la présence de la tour de Cavi Rossi et la prise d'esclaves alors que ces hommes ensemençaient des terres et gardaient leurs troupeaux ».
1690 - En fin du xviie siècle, les barbaresques desserrent leur étreinte. L'habitat se recompose. Seul est reconstruit Piana. Vistale et Revinda le seront en fin du xviiie siècle. Les autres lieux sont définitivement abandonnés.
« Le notable Giovan Tomaso Ceccaldi (1660-1731), établi à Chidazzo, réoccupe le site de Piana avec quelques familles venues de la haute vallée du Porto, fait édifier une maison-forte ou torra autour de laquelle se regroupe l'habitat villageois. Il fait ensuite restaurer l'ancienne chapelle romane dédiée aux saints Pierre et Paul. Cet établissement permanent dépendant des « communautés-mères » de Chidazzo et de Marignana (Francis Pomponi) devient un village autonome en 1713. Ses habitants, formant vingt feux en 1703, élisent alors leurs propres officiers et participent à la gestion et à la valorisation de leur territoire. ».

1713 - Piana est reconnue comme paroisse. Elle est dotée d'un prêtre.
1765 - La population décide de construire une grande église édifiée à l'aide de souscription publique. Celle-ci sera achevée en 1792 et livrée au culte en 1795.
1768 - Le 15 mai, par le traité de Versailles, Gênes cède ses droits sur la Corse au Royaume de France.
1771 - Les communautés d'Ota et de Piana sont regroupées au sein d'une même piève dite de Sevinfuori.
1790 - Avec la Révolution française est créé le département de Corse.
1793 - An II. Les départements d'El Golo (l'actuelle Haute-Corse) et du Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud) sont créés. La commune portait le nom de Piana. La pieve de Sevinfuori devient le canton de Sevinfuori.
1801 - Sous le Consulat, la commune garde le nom de Piana. Le canton de Sevinfuori reste canton de Sevinfuori, dans le département du Liamone.
1811 - Les départements d'El Golo et du Liamone sont fusionnés pour former le département de Corse.
1828 - Le canton de Sevinfuori prend le nom de canton de Piana.
Époque contemporaine :
Article détaillé : Mission secrète Pearl Harbour.
1943 - Le 6 février, Piana est un lieu historique de la Résistance. La 1re livraison importante d'armes a été effectuée dans la baie d'Arone par le sous marin Casabianca (Q183).
Les agents de la mission secrète Pearl Harbour (Toussaint et Pierre Griffi, Laurent Preziosi et Roger de Saule) avaient débarqué le 14 décembre dans la baie de Topiti. Les services spéciaux de la Défense Nationale établis à Alger leur avaient demandé de rayonner dans l'île pour coordonner les réseaux de résistance en vue d'un débarquement français. Le radio Pierre Griffi avait réussi à les presser de transmettre rapidement des armes. C'est ainsi que les responsables du Front National purent dès cette date bénéficier de 450 mitraillettes et 60 000 cartouches. Une stèle fut érigée sur les lieux pour commémorer cet événement. Ont participé à cette réception d'armes :

- le responsable de l'armement, Jean Nicoli avec ses compagnons, André Bozzi, François Carli, André Giusti,
- les résistants locaux, Antoine Cantoni, François Alessandri, Pascal Versini, Dominique Antonini, Benoît Nesa, Charles Nesa, Benoît Versini,
- les quatre agents de la mission Pearl Harbour, et deux nouveaux agents Michel Bozzi et Chopitel,
- les sous mariniers du Commandant l'Herminier ; Georges Lasserre, Paul Asso, Robert Cardot, Jean Lyonnais et Pierre Vigot.
1954 - Les communes de Cargèse, Ota et Piana composent le canton de Piana. La commune comptait 754 habitants.
1973 - Un décret du 18 août crée le canton des Deux-Sevi, situé dans l’arrondissement d’Ajaccio, en remplacement des cantons d’Évisa et de Piana, dits de Sevendentro et Sevinfuori de 1790 à 1824.
1983 - François Mitterrand fit le déplacement jusque Piana.
Années 1990 - L'archevêque milanais Carlo Maria Martini descendait sur la plage d'Arone, après sa prière matinale.

Culture locale et patrimoine :
Lieux et monuments :
Monument aux morts
Il se situe au cœur du village, face à l'Office du Tourisme, proche de l'église de l'Assomption.

Hôtel Les Roches Rouges
L'Hôtel des Roches Rouges, label XXe, date des années 1920. Son remarquable intérieur (restaurant, salle à manger et son décor sont protégés) a été exécuté en 1928 par l'entreprise Manenti. Il est inscrit partiellement Monuments historique.

Tour de Turghju

Tour génoise de Capu Rossu
Cette tour génoise a été construite au xvie siècle au sommet du Capu Rossu, à 331 m d'altitude. Elle fait partie d'un réseau de tours de guet bâties du temps de Génois pour surveiller la côte contre les invasions des Barbaresques. Une tour était implantée sur chaque pointe du littoral. Les plus proches sont la tour de Sia dite actuellement tour de Porto à l'est, au fond du golfe éponyme, et la tour d'Orchinu sur la pointe du même nom, au sud.

Église de l'Assomption
L'église paroissiale de l'Assomption (Santa Maria Assunta), située au cœur du village, recèle des œuvres remarquables classées :

un tableau saint Hugo de Lincoln du xviie siècle, classé Monument historique par arrêté du 14 novembre 1991 ;
une statue l'Assomption en bois taillé peint polychrome, classée Monument historique par arrêté du 2 mai 1984.

Patrimoine culturel :

Hôtel de voyageurs Les roches rouges
Cet hôtel a été construit en 1912 dans le cadre du programme de promotion touristique de la Corse initié dès la fin du xixe siècle et caractérisé, notamment, par la création de circuits touristiques. Il est remanié en 1928 avec la création d'une nouvelle salle de restaurant.

L'édifice qui se trouve dans le site protégé du parc naturel régional de Corse, est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel de la Collectivité territoriale de Corse.

Il a servi de lieu de tournage pour le film Joueuse de Caroline Bottaro.

Ensemble de trois fours à chaux
Cet ensemble de trois fours à chaux cylindriques, intermittents et à bois, adossés à une dune gréseuse et partiellement maçonnés se trouve dans une petite crique rocheuse à Arone. Les fours semblent dater du début du xviiie siècle. Ils avaient été utilisés lors de la reconstruction de l'écart de Vistale détruit auparavant par les incursions répétées des Barbaresques.

Ils sont repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel de la Collectivité territoriale de Corse.

Église paroissiale de l'Assomption

Église de l'Assomption
L'église paroissiale de l'Assomption (Santa Maria Assunta) est située au cœur du village. De style baroque tardif, elle a été construite dès 1765 et achevée en 1792, en granite, moellon et enduit, elle sera remaniée aux 2e quart et 3e quart du xixe siècle. Propriété publique, elle est reprise à l'Inventaire général du patrimoine culturel de la Collectivité territoriale de Corse - Dossier versé le 27 juillet 2009.

Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul
La chapelle romane Saint-Pierre-et-Saint-Paul date du xie siècle. Détruite par les guerres féodales, désertée et abandonnée à la suite des incursions répétées des Barbaresques, elle est rebâtie à la fin du xviie siècle aux frais du capitaine Giovan Tomaso Ceccaldi. En bas-relief du linteau en remploi dans l’élévation nord de l’actuelle chapelle figure des animaux. Elle est érigée en cure en 1713 par l'évêque de Sagone, en remplacement de l’église Saint-Marcel de Salogna, désaffectée. Elle a servi d'église curiale jusqu'en 1795, date de l'ouverture au culte de l'église de l'Assomption. L'église mentionnée ruinée en 1868, est restaurée 10 ans plus tard par l'abbé François Ceccaldi, docteur en théologie .Elle est alors transformée en chapelle funéraire pour les membres de la famille Ceccaldi.

L'édifice a été donné à la commune par les descendants de la famille Ceccaldi Nesa en 1997. Il est repris à l'inventaire général du patrimoine culturel de la Collectivité territoriale de Corse.

Église Saint Lucie
Située en bordure de la route reliant le hameau de Vistale au village, isolée entre cimetière et Vistale, l'église est dédiée à sainte Lucie. Elle a été bâtie en 1906 pour remplacer l'ancienne église Sainte-Marie, trop petite. Son décor intérieur, de style byzantin, réalisé par les artistes russes Anastassya Sokolova et Valery Tchernoritsy entre 1992 et 2004, présente de remarquables scènes retraçant la vie du Christ.

Restaurée récemment, l'église est ouverte le mois de juillet et le mois d'août. Elle est reprise à l'inventaire général du patrimoine culturel de la Collectivité territoriale de Corse.

Église Sainte-Marie
La restauration de l'église en 2004 a fait apparaître des peintures datant du xviiie siècle, un petit miracle qui a permis aux villageois de gagner, cette année-là, le prix national de la Marianne d'Or

Aire de stationnement :
Aire dans un camping
CALCATOGGIO, Corse Sud, Corse
A MARINA
25 km N. Ajaccio.
Ouverture de l'aire : du 15/04 au 15/10
Mer à 50 m, Rivière à 50 m (la Liscia)
CONTACT & ACCÈS

Adresse :
Golfe de la Liscia
20111 CALCATOGGIO
Accès :
Golfe de la Liscia. Dir. Ajaccio route de Cargèse.
Contact :
Tel. : 04 95 52 21 84
Email : contact@camping-amarina.com
Site internet : http://www.camping-amarina.com
Langues parlées à l'accueil :
Français, Anglais, Italien

Coordonnées GPS :
Latitude : 42.0479
Longitude : 8.7492

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