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Découverte de Tours

Informations générales

Détail de l'annonce

Tours est une commune du centre ouest de la France, sur les rives de la Loire et du Cher, dans le département d'Indre-et-Loire, dont elle est le chef-lieu.

La commune, comptant 136 125 habitants en 2014, est au centre d'une unité urbaine de 352 873 habitants (en 2014), elle-même pôle d'une aire urbaine de 490 915 habitants. Elle est ainsi, selon ces chiffres, la plus grande commune, la plus grande unité urbaine et la plus grande aire urbaine de la région Centre-Val de Loire, ainsi que la 18e aire urbaine de France4. Son intercommunalité est, quant à elle, peuplée de 292 037 habitants en 2014, ce qui en fait la première de la région Centre-Val de Loire par sa population.

Ancienne Caesarodunum fondé par Auguste, capitale de la IIIe Lyonnaise avec un des plus grand Amphithéâtre de l'empire romain. Sanctuaire national avec saint Martin et Grégoire de Tours sous les Mérovingiens et les Carolingiens avec l'adoption par les Capétiens de la monnaie locale la livre tournois qui deviendra la monnaie du royaume.

Capitale du comté de Tours qui deviendra la Touraine, le jardin de la France ,première ville de l'industrie de la soie, voulu par Louis XI,capitale royale sous les Valois avec ses châteaux de la Loire, capitale de loyauté pour Henri III et Henri IV pendant les guerres de religions et ville de repli en 1940 qui lui vaudra d'être en parti détruite.

La ville Blanche et Bleu garde malgré tout un centre historique inscrit a l'UNESCO et ville d'art et d'histoire avec son Vieux-Tours. La cité jardin concentre un patrimoine vert et un paysage urbain fortement influencé par son espace naturel.

La ville et sa région par son histoire et sa culture Tourangeaux célèbres reste une terre d'accueil, de rencontres sportives internationales Paris-Tours et 10 et 20 km de Tours, ville universitaire Université François-Rabelais de Tours et ville culinaire Cité de la gastronomie avec ses spécialités les rillettes et les rillons la vigne vignobles tourangeaux du Val de Loire ses fromages AOC Sainte-Maure-de-Touraine et ses desserts nougats de Tours

Un peu d'histoire ...
Moyen Âge
Un sanctuaire national de pèlerinage et de culture
Une des figures marquantes de l'histoire de la ville est saint Martin de Tours, troisième évêque de la ville après le mythique Gatien et Lidoire. Martin est un ancien militaire devenu officier romain. Épris du message chrétien, il partage son manteau avec un démuni à Amiens, puis se fait moine. Inlassable prédicateur d'une foi modèle dans les assemblées chrétiennes, il y épouse la condition des plus modestes et acquiert une renommée légendaire en Occident, faisant des émules et créant le monastère de Marmoutier.

Cette histoire et l'importance post-mortem de Martin encore plus grande dans l'Occident chrétien médiéval firent de Tours une ville de pèlerinage majeure au Haut Moyen Âge au point que le concile de Chalon-sur-Saône en 813 donnait à ce pèlerinage la même importance qu'à celui de Rome; c'était notamment une possible étape détournée sur le chemin vers Saint-Jacques de Compostelle, traversant Amboise.

En 461 a lieu le premier concile dans la ville de Tours, auquel participa le premier évêque de Rennes, Anthemius.

Le monastère Saint-Martin a bénéficié très tôt, dès le début du vie siècle, de libéralités et de soutien des rois francs, Clovis le premier a attribué la victoire des Francs sur les Wisigoths à l'intercession du vénérable saint ancien soldat, et accrut considérablement l'influence du monastère et de la ville en Gaule, en lui donnant notamment le droit de battre cette monnaie tournois, qui deviendra plus tard la livre tournois.

Au vie siècle, Grégoire de Tours, jeune lettré vient s'y faire soigner d'un mal présumé incurable. Guéri, il y reste et parvient à s'y faire nommer évêque. Cet écrivain mérovingien, auteur des Dix Livres d'Histoire Des Francs , marque la ville de son empreinte notamment en restaurant la cathédrale détruite par un incendie en 561.

En 567, le concile de Tours donne le droit aux évêques l'excommunication pour les juges oppresseurs et instaure la dîme au profit de l'Église.

La bataille de Tours ou de Poitiers, est une victoire remportée en 732 ou 733 par une armée, conduite par Charles Martel, contre des combattants sarrasins conduits par l'émir de Cordoue Abd el Rahman. Selon quelques auteurs contemporains, la bataille ne s'est pas déroulée à Poitiers, mais à mi-chemin entre Poitiers et Tours, elle devrait de ce fait s'appeler la bataille de Tours, l'historien André-Roger Voisin, préfère la situer dans la banlieue sud-ouest de Tours, sur un lieu-dit qui porte le même nom depuis des siècles et qui semble fortement révélateur les landes de Charlemagne. Pour tous les historiens, Charles Martel entre en guerre, seulement pour défendre le monastère de Saint-Martin de Tours le sanctuaire national des Francs, et pour plus tard bien sûr, en avoir le contrôle. Cette bataille pour Charles Martel et les Carolingiens n'est pas mythe, mais un symbole historique.

Au ixe siècle, Tours est l'un des foyers privilégiés de la Renaissance carolingienne, notamment du fait de l'élévation l'abbatiat à saint Martin d'Alcuin, ancien prieur anglo-saxon du monastère de Cormery.

Le manteau de saint Martin (cappa) serait aussi à l'origine du nom "Capet", qui est celui de la dynastie des rois de France, les Capétiens. À la fin de l'ancien régime, saint Martin de Tours reste le symbole de l'unité franque et française.

En 813, un concile de grande importance à l'initiative de Charlemagne, impose l'usage de la langue « Romana Rustica » qui s'oppose à la « Theostica » et peut être considéré comme la naissance du français.

Deux villes fortifiées
Ce qui reste du château de Tours aujourd'hui
Tours est une ville fortifiée, comme son nom l'indique. Mais parfois, elle doit son salut à des catastrophes naturelles : ainsi, pendant l'hiver 575-576, c'est une forte crue de la Loire qui empêche l'entrée des Wisigoths dans la ville.

En 845, Tours repousse une première attaque du chef viking Hasting7. En 850, les Vikings s’installent aux embouchures de la Seine et de la Loire qu'ils empruntent et contrôlent. Le roi français Charles II le Chauve en 851 a donné à William (Walwain, Gauvain, Walganus, Gauwinus ou William), chevalier de la Normandie dans la actuelle Norvège, la seigneurie de la ville de Tours, plusieurs châteaux dans la Provence et le Château de Nantouillet (latin: de Nantolio ou de Natolii). Toujours menés par Hasting, ils remontent à nouveau la Loire en 852 et mettent à sac Angers et le Maine mais la crue de la Loire, le 30 juin, les bloque et sauve la ville. Tours et l’abbaye de Marmoutier tombent dans les mains des pillards en 853.

Durant le Moyen Âge, Tours est constituée de deux noyaux juxtaposés, parfois concurrents. La « Cité » à l'est, héritière du premier castrum, remodelée après 265, est composée de l'ensemble archiépiscopal (cathédrale et résidence des archevêques) et du château de Tours, siège de l'autorité comtale (tourangelle puis angevine) et royale. À l'ouest, la « ville nouvelle » ou Martinopole structurée autour de l'abbaye Saint-Martin qui bénéficie du prestigieux pèlerinage s'émancipe de la cité au cours du xe siècle érigeant une première enceinte vers 918 et devient le « Châteauneuf » (castrum novum); cet espace, organisé entre Saint-Martin et la Loire, devient le centre économique de Tours. Son rayonnement lui valut même le droit de « battre la monnaie ». Cette monnaie, le denier tournois, devient la livre tournois, monnaie de compte de l'Ancien régime, avant d'être remplacée par le franc après la Révolution. Entre ces deux entités subsistaient des espaces de varenne, de vignes et de champs peu densément occupés, à l'exception de l'abbaye Saint-Julien installée en bord de Loire. Les deux noyaux sont unis par une enceinte de réunion au cours du xive siècle. Tours est un modèle de la ville double médiévale.

Tours est la capitale de la Touraine, ce territoire sous le nom de comté de Tours est âprement disputé (cette guerre est l'origine des châteaux de la Loire) entre la maison féodale blèsoise et la maison d'Anjou, qui emporte la mise en 1044 sous forme d'un fief.

En 1050, concile de Tours où le pape Léon IX, condamne et dénonce comme hérétique le théologien Bérenger de Tours. Le 10 mars 1096, le pape Urbain II préside les cérémonies de dédicace de la grande église abbatiale de Marmoutier-lès-Tours et tient concile à Tours ou l'évêque Otton fut réadmis dans l'Église, à condition de faire pénitence en participant à la croisade.

En décembre 1162, le pape Alexandre III, réfugié à Tours, consacre la nouvelle chapelle de Marmoutier-lés-Tours, sous l'invocation des saints Benoit et Vincent. Ce souverain pontife, élu en 1159, abandonna précipitamment le Saint-Siège, car l'empereur d'Allemagne, Frédéric Barberousse, avait fait élire un autre pape dévoué à ses intérêts.

Le pape décide et convoque un concile extraordinaire en la ville de Tours, où se réunirent, pendant un an, un nombre impressionnant de dignitaires ecclésiastiques, 17 cardinaux , 124 évêques et 414 abbés, la ville de Tours apparut même comme une « seconde Rome », Alexandre reçut le soutien de toutes les Églises françaises et anglaises, cette docte assemblée condamna l'empereur d'Allemagne et réaffirma le pouvoir premier du spirituel des papes sur le pouvoir temporel des empereurs. Alexandre III ne regagnera Rome qu'en 1178.

Prenant acte de la déchéance continentale des Plantagenêts, Philippe II de France, dit Philippe Auguste, roi suzerain, récupère par la force la Touraine après 1204. Avec ce rattachement à la couronne, la livre tournois, qui tire son nom de l'abbaye Saint-Martin de Tours où l'on frappait des deniers dits « tournois » remplace la livre parisis comme monnaie de compte du domaine royal.

Le 5 mai 1308, Philippe le Bel convoque à Tours les états généraux du royaume, cette assemblée était chargée de chasser les hérétiques et plus particulièrement les templiers. En obtenant un large appui populaire, ce n'est pas le roi qui se dresse contre les templiers mais le peuple entier qui réclame justice, une délégation portera au pape une demande de condamnation du Temple et de ses membres. L'ordre sera finalement dissous en 1312 et certains de ses membres périront sur le bûcher. Voici l'épilogue d'un conflit opposant deux pouvoir, le pouvoir spirituel et le pouvoir d'un roi, Philippe le Bel qui veut rester maître dans son royaume.

La ville unifiée
Le 30 mars 1356 par lettres patentes le roi Jean II le Bon, « Jean, par la grâce de dieu, au bailli de Tours, par le péril de la guerre, ordonne de fortifier murs et maisons, et organiser le guet pour la défense de la ville » ; par cette nouvelle enceinte, la ville unie de Tours vient de naître.

La fin du Moyen Âge est marquée par la dégradation du climat, qui provoque plusieurs fortes crues de la Loire : on note celles de 1405, 1421, janvier 1424 aggravée par la crue du Cher, et juin 142615 mais ce n'est qu'en 1593 qu'on envisage de construire une digue pour protéger la ville

Le roi Charles VI et le dauphin Charles, vinrent se réfugier à Tours de novembre 1408 à juin 1409. La ville ouvrait ses portes au duc de Bourgogne en novembre 1417, et le Dauphin Charles la reprenait en décembre 1418

Au printemps 1429, la jeune Lorraine Jeanne d'arc est hébergée dans la maison de Jean Dupuy, au 15 aujourd'hui de la rue Paul-Louis-Courrier, elle se rendra souvent au couvent des augustins, pour voir son confesseur, Jean Pasquerel.

À Tours, Jeanne prépare l'expédition d'Orléans, le roi lui fait faire une armure qui a coûté 100 livres tournois et un étendard de 25 livres tournois payé à Hauves Poulnoir peintre demeurant à Tours, mais le fait le plus surprenant fut la demande de Jeanne d'envoyer un marchand d'armes pour retrouver son épée dans la chapelle de Sainte-Catherine-de-Fierbois et de lui rapporter, ce qu'il fit, la Pucelle quitta la ville le 21 avril 1429, pour son destin.

Résidence des rois de France

L'hôtel Goüin, hôtel particulier du xve siècle appartenant à une riche famille de banquiers.
Les environs de Tours comme l'ensemble du Val de Loire (Orléans, Blois, Chambord, Saumur...) deviennent la résidence favorite des rois de France, de leurs proches et de leurs courtisans entre 1450 et 1550. Séjour continuel des rois en Touraine avec sa couronne de châteaux et lieux des fastes de la cour. En particulier, délaissant l'inconfortable résidence royale du château de Tours pourtant restauré par sa femme Marie d'Anjou, Charles VII s'installe en 1444 au château des Montilz-lèz-Tours et y séjourne à plusieurs reprises, pour y signer le traité de Tours avec les Anglais conduits par William de la Pole.

En 1454, Charles VII signe l'ordonnance de Montilz-lèz-Tours qui définit la rédaction des coutumes de France qui s'inscrit pour une vision plus moderne de la société, vaste entreprise dont la réalisation devait encore se faire longtemps attendre.

Le 15 février 1464, Louis XI l'acquiert pour 5300 écus et s'installe au château des Montilz-lèz-Tours nommé encore Plessis-du-Parc-lèz-Tours. En 1468, du 6 avril au 14 avril, eurent lieu les états généraux convoqués par le roi, les députés de Tours redoutant une nouvelle guerre de Cent Ans « la royauté filant vers l'absolutisme ».

Après sa reconstruction en mars 1472, à La Riche, dans l'actuelle banlieue ouest de Tours, Louis XI, épris de Tours et de sa contrée, la développe et introduit maintes activités, parmi lesquelles en 1470 l'industrie de la soie, du mûrier au défilage des cocons. Lorsqu'on s'enquiert des origines de la fabrication de la soie en France, il est souhaitable de reconnaître que la manufacture tourangelle a commencé d'exister un demi-siècle avant que ne se créent, à Lyon, les premiers ateliers de fabrication de la soie. Tours a dû son destin au refus de Lyon à pratiquer une industrie qui risquait de déplaire au commerce de la soierie italienne ; Lyon a dû le sien à l'exemple de Tours qui avait offert, par sa manufacture bien établie, un débouché assuré et plus étendu à la soie qui venait d'Italie. L'une et l'autre restent inséparables dans l'histoire de l'économie française

« A grands coups et despens des deniers de ses finances, auxquelles personnes donna de gros gaiges et de beaulx privilèges, et à l'intention de planter et édiffier l'art, science et fabrication de ses beaulx draps de soye, et pour faire, choisit sa ville de Tours comme la plus propre entre toutes les aultres villes de son royaulme et a telle fin de l'enrichir, et pour avoir l'usaige des beaulx draps qui s'y fabriquèrent et aussi, pour se passer de l'estrangier qui en faisoit venir en cedit royaulme, qui tiroit et emportait beaucoup de finances et diminuoit la richesse du pais. Et que, depuis que l'on a faict desditctz beaulx draps, ne s'est transporté si grand somme de deniers, comme il se faisoit auparavant, qui est maintenant la richesse de ceste ville »

À la mort de Louis XI, les états généraux sont rassemblés à Tours. On y dénombre 285 délégués ; les séances débutent le 15 janvier pour accorder un renouvellement des impositions qui doit financer le fonctionnement du gouvernement royal. Les délégués demandent le 20 février un état des dépenses et des recettes : celui qui leur sera fourni sera manifestement faux, pourtant, une prolongation de la levée de la taille sera accordée pour 2 ans, mais réduisant son montant de 4 millions à 1,5 million de livres tournois, manifestement « quand les comptes sont faux il faut réduire les impôts ».

Les décisions du pouvoir royal en faveur de la Touraine continuent une longue tradition d'implantation d'activités, dans un contexte exceptionnel pour la création artistique au point que l'on a pu dire "TOURS CAPITALE DES ARTS" et qui sera encore favorisée par le passage des compagnons du tour de France, ateliers d'art et imprimerie sous Charles VIII et Louis XII, qui se perpétuent avec la passementerie sous François Ier.

Époque moderne
Du statut de capitale au statut de ville de province
Massacre des protestants à Tours, en juillet 1562, au début des guerres de religion.
Les états généraux sont de nouveau réunis à Tours, à la demande de Louis XII. Les séances commencent en mai 1506, et proclame Louis XII "père du peuple" qui demande l'annulation du traité de Blois, qui fiance sa fille Claude de France (héritière du duché de Bretagne) avec Charles de Luxembourg (futur Charles Quint) et propose plutôt François d'Angoulême, héritier du royaume. Cette union sera décisive dans l'union de la Bretagne à la France.

La Renaissance a offert à Tours et à la Touraine maints hôtels particuliers et châteaux, réunis pour partie sous l'appellation générique de « châteaux de la Loire », les contemporains ont conscience de cet âge d'or artistique, l'avocat Jean Brèche écrit au milieu du xvie siècle « notre ville de Tours abonde en célébrités artistique de tout genre, Michel Colombe, Jean Fouquet et ses fils, Jean Poyet, Jean Bourdichon puis Jean d'Amboise, Bernard et Jean de Posay et Jean Clouet et tant d'autres sont et seront toujours nos plus dignes représentants. »

À l'ombre des rois, non contents de posséder à Tours de somptueux hôtels, quelques familles tourangelles, vont se hisser aux plus hautes charges du royaumes, les Gardette, Briçonnets, bohiers, Berthelot, et les Beaune-Semblancay, seront les financiers du royaumes et pour afficher leurs réussites, ils se feront bâtir, à la mode nouvelle des châteaux qui contribuent largement à la réputation actuels du val de Loire, mais, en 1527 François Ier, décide de revenir de façon définitive à Paris. Le "règne" des grands financiers Tourangeaux va se terminer au gibet de Montfaucon. Tours et la Touraine serons des résidences secondaires Royales, pour d'autres périodes plus heureuses.

Mais l'intolérance religieuse et de subites guerres marquées de spectaculaires massacres, closent ces périodes heureuses. Le pouvoir royal est impuissant à rétablir l'ordre. Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine25. À ce moment, les catholiques ont repris les choses en main à Tours : l’intendant s’est arrogé le droit de nommer les échevins.

En avril 1562, les protestants s'emparent de la ville est détruisent tous les symboles à leurs yeux de dérives superstitieuses, ( l'art sous toutes ses formes en sera la victime), cette victoire sera de courte durée, les catholiques le 10 juillet reprennent la ville, la vengeance sera impitoyable, si l'on en croit Jean de Serres

« le peuple égorge en si grand nombre que la Loire est colorée de leur sang. »

Le massacre de la Saint-Barthélemy qui prend une ampleur démesurée à Paris fin août 1572 n'a pas cours en Touraine. Le responsable royal a préféré s'éloigner de la ville, plutôt que de compromettre les paix longuement négociées avec les réformés. Quelques bourgeois protestants sont emprisonnés par les échevins de Tours, par précaution pour leur éviter l’extermination.

Tours, qui possède un présidial depuis 1551, devient en 1577 le siège d'une généralité, qui contrôle seize élections sur la Touraine, l'Anjou et le Maine. L'archevêché de Tours couvre sous son égide un territoire similaire.

Henri III, prudent vient se réfugier à Tours, qui en la circonstance retrouve son rôle de capitale du royaume et entre le 6 mars 1589, suivi par le Parlement qui tiendra ses séances dans l'abbaye saint Julien, le 30 avril 1589 au Plessis-lèz-Tours, la réconciliation entre Henri III et Henri de Navarre a lieu. Mise en pratique dans les jours qui suivent lors de la bataille de Saint-Symphorien le faubourg de Tours au nord de la Loire, qui tient à la ville par le pont, où les troupes de la Ligue sont repoussées par la nouvelle coalition. Mais le 1er aout, Henri III est assassiné, Henri IV le nouveau roi fera son entrée solennelle à Tours le 21 novembre 1589, le Parlement de Tours et les instances de l'état reviendrons à Paris en 1594, pour ne plus y revenir. Les Grands Siècles de la capitale inachevée se terminent.

Ville administrative et marchande
Avec la reprise en main autoritaire du pouvoir, la cour royale des Bourbon revient de façon permanente à Paris ou dans ses environs, en attendant de fuir à nouveau Paris pour la proche Versailles. Ce retour marque le début d'un déclin lent mais permanent. Pourtant, les intendants du Roi favorisent à nouveau Tours, en la dotant d'une route moderne, de magnifiques ponts alignés sur la nouvelle voie de passage. Tours, capitale de la subdégation de Touraine, peut plus que jamais conserver sa prééminence de marché d'approvisionnement, redistribuant les grains, les vins, les fruits et légumes, les produits laitiers et de basse-cour.

Époque contemporaine
xixe siècle
Bien avant le Consulat, la bourgeoisie tourangelle accapare le pouvoir économique. Tout au long du siècle de l'industrie, elle se montre timorée à investir dans autre chose que des biens fonciers, agricoles et viticoles, rentables. Plus que la matière première ou la voie d'eau à aménager, l'investissement, l'émulation des hommes et la concurrence des entreprises manquent.

Un homme pourtant, Armand Mame commence en 1796,l'implantation d'une imprimerie familiale créée par son père 30 ans plus tôt. Dans le centre ville entre la rue Royale, la rue des halles et la rue Néricault-Destouches, une ville usine de l'imprimerie va se mettre en place, pour attendre en 1866 un chiffre d'affaires de 3.50 millions de francs-or et 1500 employées sur place, on utilise 30 machines à vapeur, d'où sortent des "bons livres". l'empire Mame envoie ses fumées sur la ville, signe d'activité au xixe siècle.

Tours en phase avec la Touraine du sud de la Loire, n'appartient pas tout à fait à la France septentrionale, innovante dans le respect de la qualité, audacieuse ou copiant les recettes éculées de l'Angleterre en ses productions industrielles. L'écrivain Honoré de Balzac, endetté par son aventureuse entreprise parisienne, nourrit avec un brin d'amertume ses tableaux provinciaux de ce solide comportement rentier.

Aussi la fin de la batellerie aurait pu entraver la réussite économique de Tours, d'autant que la vallée de la Loire subit les inondations de 1836, 1846 et 1856. Des levées en zones basses ont été établies et des quartiers bourgeois et ouvriers, vulnérables à une montée des eaux, s'établissent entre La Riche à l'ouest et Saint-Pierre-des-Corps à l'est. L'arrivée du chemin de fer en novembre 1845 assure définitivement l'hégémonie de la ville chef-lieu sur son département. Tours est un carrefour ferroviaire crucial, nœud de triage pour le Grand Ouest et ses inévitables ateliers sont placés à la gare de Tours-Saint-Pierre-des-Corps. L'essor économique favorise ses imprimeries de livres comme de presse quotidienne, ses négoces variés.

Désormais, Tours n'a plus aucune ville concurrente sur le département. Chinon et Loches sont irrémédiablement provinciales et distancées. À cette époque, Tours s'agrandit démesurément vers le sud, en particulier par le quartier des Prébendes. Cette position dès lors privilégiée marque le renouveau de la cité qui devient durant tout le xxe siècle une agglomération démographiquement dynamique et économiquement tournée vers le tertiaire. Tours, lieu de rencontre, affirme les valeurs de son grand centre compagnonnique.

Première Guerre mondiale
La Première Guerre mondiale marque profondément la ville. Tours était avant la guerre de 14 le centre de commandement de la 9e région militaire, et donc une ville de garnison de première ordre avec un état-major important. Elle accueillait de nombreuses casernes, des régiments d'artilleries, d'infanteries comme le 66e régiment d'infanterie de ligne exclusivement composé de Tourangeaux, mais aussi le 5e régiment de cuirassier et le 9e régiment du génie. Tous ces régiments partis en guerre verront de nombreux Tourangeaux mourir pour la France.

La grande guerre vit à Tours une activité très importante, étant à la fois un nœud ferroviaire primordial et le centre de la 9e région militaire, c'est le long de ses voies de chemins de fer que seront stockées de nombreuses denrées pour les armées françaises en campagne ; uniformes, équipement, armement, munitions. La longue lutte intense favorise son négoce civil comme les vivriers et l'agriculture régionale, elle reçoit des industries privées repliées des zones de guerre, comme de la câblerie et du conditionnement métallique par exemple. Ces flux ferroviaires donnèrent aussi à la ville une activité militaire employant des civils de première importance, des ateliers de confection de vêtements, des ateliers de réparations d'engins militaires, canons, munitions, centre de tri postal et évacuation des blessés. La ville fut, par exemple, le centre de tous les approvisionnements en uniformes de l'armée française d'Afrique.

Au cours de l'année 1915, l'aviation française prit possession du champ de tir du 66e régiment d'infanterie à Parçay-Meslay pour en faire un terrain d'aviation, ce qui augmenta encore l'activité militaire dans la ville. Les Américains y installèrent en plus trois escadrilles, dont la 492e (492nd Squadron), en fin de guerre.

D'ailleurs, outre ces escadrilles, les troupes américaines débarquèrent dans la ville au nombre de 25 000 hommes à la fin 1917, ils créèrent au passage l'hôpital militaire américain des Augustins. Le Pont de Pierre sur la Loire fut baptisé en juillet 1918 du nom de Woodrow Wilson, président des États-Unis d'Amérique de 1912 à 1920. Leurs effectifs participèrent aussi à la vie tourangelle, aux manifestations comme les cérémonies (enterrements, remise de Croix de Guerre), les fêtes populaires, les spectacles YMCA et quelques soldats américains épousèrent des Tourangelles.

Entre-deux-guerres
En 1920, la ville accueille le congrès de Tours dans la salle des Manèges aujourd'hui disparue, près de l'Église Saint-Julien. Ce congrès voit la dislocation du Parti socialiste et la constitution indépendante du Parti communiste français. Dès les années folles, Tours est une ville d'équipement et de services. C'est une petite capitale de la presse et de l'édition, un centre de marché d'assurance. Une école militaire du train signale la présence de l'armée. Bâtiment, confection, laiteries-fromageries répondent aux nouveaux besoins consuméristes. Le matériel de chemin de fer, les pompes hydrauliques, la petite mécanique, toutes ces activités florissantes pérennisent les secteurs industriels dominants qui s'affirmeront encore après les années cinquante, la fonderie, le travail des métaux, la construction mécanique et électrique, les pneumatiques, le textile et habillement.

Le plan d'aménagement, d'extension et d'embellissement, qui faisait suite à l'adoption de la loi « Cornudet » du 14 mars 1919, fut très rapidement adopté par la ville de Tours, par un projet validé par la municipalité en 1938 dit « projet Agache » qui définit une zone archéologique. Une commission fut organisée pour réaliser un inventaire archéologique et une liste de 267 monuments historiques à protéger, mais la seconde guerre mondiale viendra tout annuler. Ce projet préfigure la mise en place des « secteurs sauvegardés ».

Seconde Guerre mondiale

La préfecture de Tours où se déroula la Réunion du Conseil suprême interallié de Tours
Tours est également marquée par la Seconde Guerre mondiale. Avant 1940, elle reçoit de nouvelles industries réfugiées, roulement à billes, matériels téléphoniques, meubles. Mais la ville n'est plus mise à l'abri de la guerre par l'artillerie et de vaillants poilus tenant de lointaines lignes françaises, l'aviation de bombardement rend également l'arrière front vulnérable.

Tours est en partie détruite précocement en 1940 et une partie de sa population connaît ensuite durant quatre années les affres de la vie en baraquements ou en casemates. Entre le 10 et le 13 juin 1940, pendant la débâcle, elle accueille le gouvernement français, l'assemblée national s'installe au grand théâtre et le sénat à l'hôtel de ville, (le ministère de l'Intérieur s'est installé dans la préfecture, Albert Lebrun a installé la présidence de la République au château de Cangé à Saint-Avertin et Paul Reynaud la présidence du Conseil au château de Chissay-en-Touraine). La dernière réunion du Comité suprême interallié avec Churchill et Raynaud se tient dans la préfecture le 13 juin 1940. Une partie du centre de la ville est totalement détruite lors du gigantesque incendie du 20 au 22 juin, incendie causé par des obus incendiaires allemands. Les chefs-d'œuvre architecturaux des xvie et xviiie siècles sont en partie perdus, près de 200 monuments historiques sont détruits par le feu 32(le couvent des Jacobins(il sera détruit en 1944), les convents des Augustins( une galerie du cloitre sera sauvé), des carmélites, l'église des jésuites et de très nombreux hôtels), de même que la partie nord de la rue Nationale et l'entrée monumentale de la ville, la place des arts, constituée par le palais royal neuf, le muséum d'histoire naturelle, dont toutes les collections disparaissent et parmi elles le squelette de Fritz l'éléphant naturalisé depuis 1902, ainsi que la bibliothèque et une grande partie de ses collections (ancien hôtel de ville). Le pont Wilson (« pont de pierre »), qui approvisionne la ville en eau, a été dynamité pour freiner l'avancée de la Wehrmacht. Ne pouvant éteindre le brasier, les habitants ne peuvent que fuir.

Le 16 mars 1942, le dirigeant collaborationniste du RNP, Marcel Déat, est victime d'un attentat raté lors d'une conférence au théâtre de Tours, la mèche de la bombe artisanale se détachant en heurtant son pupitre, après avoir été lancée des galeries. Membres du Front national de la Résistance, les deux auteurs, Georges Bernard et Maxime Bourdon seront retrouvés et fusillés.

En mai 1944, des bombardements alliés frappent durement le complexe ferroviaire et les quartiers de Velpeau et Beaujardin, et font 137 morts. La cité tourangelle est finalement libérée le 1er septembre 1944.

Un plan de reconstruction et d'aménagement du centre-ville, dessiné par l'architecte tourangeau Camille Lefèvre, est adopté avant même la fin de la guerre. Le plan de vingt îlots quadrangulaires est ordonné autour de la rue nationale qui est élargie. Cette ordonnance régulière s'efforce de reprendre les thèmes de l'architecture du xviiie siècle en les simplifiant, mais cette nouvelle ordonnance autoritaire et moderne, sacrifie à la destruction, tous les éléments patrimoniaux et archéologique qui ne seront pas sauvés comme le temple romain trouvé sous la rue Nationale et l'hôtel de Beaune Semblançay dont l'aile ouest et l'escalier renaissance sera intégralement détruit, ainsi que l'enceinte est de Châteauneuf. 36. Pierre Patout lui succède en tant qu'architecte en chef de la reconstruction en 1945. On envisage un temps de détruire la partie sud de la rue Nationale pour la mettre en conformité avec la nouvelle.
Aire de stationnement :
OURS

Parking relais du lac de la Bergeonnerie
Latitude: 47.367027 ■ 47° 22' 1''
Longitude: 0.700073 ■ 0° 42' 0''

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