Chercher, comparer, trouver votre futur camping-car au meilleur prix parmis des milliers d'annonces de concessionnaires et de particulier sur toute la France.
Vous êtes un particulier ?
Déposez une annonce gratuitement
Vous êtes un professionnel ?
Découvrez nos offres

Annonce déposée par

Découverte de Locronan

Informations générales

Détail de l'annonce

Locronan est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, France.

L'important patrimoine architectural de Locronan, préservé très précocement, a permis au village d'être membre du réseau des petites cités de caractère. Locronan est aussi aujourd'hui gratifié du label des plus beaux villages de France, décerné par une association indépendante visant à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d'un patrimoine de qualité. Autour de l'église, les toits du village sont des œuvres d'art. De sa belle époque, le village a conservé une place centrale pavée ornée d'un puits, la vaste église Saint-Ronan, des maisons Renaissance en granite.


En savoir un peu plus ...
Origines
Un grand tumulus datant de l'âge du bronze, datant du IIe millénaire av. J.-C., se trouvait encore visible au xixe siècle sur la "montagne de Locronan", près de la ferme Ar vouden (La Motte en français) ; fouillé avant 1890 par Maurice Halna du Fretay, il n'en reste rien car il a été totalement rasé. C'était plus probablement une tombe aristocratique qu'un sanctuaire comme on l'a longtemps cru car le plan ne correspond pas du tout au plan des sanctuaires de l'époque. Parmi le mobilier trouvé, un fragment de femme nue, peut-être une Vénus indigène, (conservée au Musée de Bretagne à Rennes) et une applique de char. Une stèle de l'âge du fer a été aussi signalée par Joseph Loth au sommet de la "Montagne de Locronan".

À l'époque romaine, Locronan se trouvait au carrefour de deux voies romaines, l'une venant de Quimper et se dirigeant vers la presqu'île de Crozon, l'autre se dirigeant vers Douarnenez. Un trésor monétaire a été trouvé dans la décennie 1950, comprenant des pièces en argent datant de la République romaine, mais ce trésor a disparu.

Le site de Locronan correspond à un ancien haut lieu du culte druidique qui était situé dans le bois du Névet (le nom de la forêt du Névet s'écrivait "Men Nemet" dans les textes médiévaux ; c'était un nemeton, le seul d'ailleurs encore visible à notre époque). « Le nemeton de Locronan est un grand quadrilatère d'une douzaine de kilomètres de périmètre, comportant douze points remarquables, représentant les douze mois de l'année celtique, marqués probablement par douze menhirs (remplacés depuis par les 12 calvaires marquant les 12 « stations » de la grande Troménie). La fonction sacrée du nemeton était la représentation sur terre du parcours des astres dans le ciel : il décrivait dans l'espace les douze mois de l'année en même temps que chacun de ces mois était consacré à une divinité du panthéon celtique ». D'autres traditions celtes perdurent à Locronan, par exemple celle du « pain des morts »notes 1 le jour de la Toussaint ou celle de l'« arbre de mai »notes 2 le premier mai

Saint Ronan y installa par la suite son ermitage (à l'emplacement de l'actuelle chapelle du Pénity, accolée à la partie sud de l'église Saint-Ronan), ce qui explique la christianisation du site5. La grande place centrale de Locronan se trouve au carrefour de deux voies romaines.

Le « camp des Salles » (le toponyme « des Salles » est une déformation du mot breton salou qui signifie « château »), situé à 500 mètres du bourg de Locronan, est un retranchement carolingien entouré de talus et de pierres. C'était probablement la résidence d'un personnage puissant, peut-être le roi Gradlon.

L'existence d'une église est attestée dès 1031 car à cette date le comte de Cornouaille Alain Canhiart fait don de l'église Saint-Ronan à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé à la suite de sa victoire (réfugié dans la forêt de Német, il aurait imploré le secours de saint Ronan)13 remportée contre le duc Alain III de Bretagne et connue sous le nom de « bataille de Ronan » (« gueth Ronan »)5. Par la suite, les comtes de Cornouaille portèrent une grande dévotion à saint Ronan.

Le petit bourg est élevé au rang de ville en 1505 par Anne de Bretagne, venue en pèlerinage. Elle y serait peut-être venue invoquer saint Ronan pour avoir des enfants si l'on en croit Jean Louis de Leissègues de Rozaven : « Anne de Bretagne, reine de France, a obtenu des enfants par l'intercession de ce saint; votre grand-tante Guesdon a aussi été exaucée en faisant le pèlerinage… »14. Un calice du xvie siècle sur lequel est écrit le prénom Anna et dessin une hermine, qui se trouve dans l'église Saint-Ronan, aurait peut-être été offert par la duchesse.



La tradition hagiographique du haut Moyen Âge nous apprend que la région a été christianisée au ve siècle par saint Ronan, ermite irlandais. La tradition orale contemporaine veut que saint Ronan parcourait chaque jour en pénitence le circuit de la petite troménie, et chaque dimanche celui de la grande. La ville de Locronan conserve à jamais la trace de son passage puisque nous la nommons désormais Locronan, le locus (l'espace) de Ronan.
saint Ronan.
Dans l'église Saint-Ronan, la statue le représente avec mitre et crosse comme un abbé ou un évêque itinérant.

La Buhez sant Ronan ("La vie de saint Ronan") a été retranscrite en breton et en français dans le Barzaz Breiz par Hersart de La Villemarqué en 1839 (et en 1867 pour une nouvelle édition), qui s'est inspiré d'une version latine plus ancienne, le bréviaire imprimé de Léon de 1516; en voici un extrait :

Le bienheureux seigneur Ronan reçut le jour dans l'île d'Irlande
Au pays des Saxons, au-delà de la mer bleue, de chefs de famille puissants
Un jour qu'il était en prière, il vit une clarté
Et un bel ange vêtu de blanc lui parlant ainsi :
« Ronan, Ronan, quitte ce lieu; Dieu t'ordonne,
Pour sauver ton âme, d'aller habiter dans la terre de Cornouaille ».
Ronan obéit à l'ange, et vint demeurer en Bretagne,
Non loin du rivage, d'abord dans une vallée du Léon
Puis dans la Forêt Sacrée du pays de Cornouaille.


Arrêt du Conseil d'état du Roy datant de 1742 et portant règlement pour les toiles et voiles fabriquées à Locronan
Dès le xive siècle, le chanvre fleurit à peu près partout dans la région de Locronan. De cette production naît une industrie de la toile à voile, favorisée au départ par la proximité de Pouldavid, l'ancien port de Douarnenez, qui va faire prospérer la petite cité où s'installent de nombreux tisserands et marchands. La renommée des toiles issues de la manufacture de Locronan, vendues sous le nom d'« olonnes » (les bateaux allant chercher le sel emportaient des toiles pour les vendre à La Chaume-d'Olonne et à Saint-Gilles-d'Olonne) sur les côtes du Bas-Poitou [Vendée actuelle], va vite traverser les frontières et même les océans. Elles équipent les navires de la Royale et de la Compagnie des Indes, mais les commandes proviennent aussi des marines étrangères. La toile à voile de Locronan aurait ainsi équipé l'Invincible Armada espagnole et Shakespeare la cite même dans « Coriolan » (acte II, scène I). Le lin était aussi travaillé.

C’est à cette époque de prospérité, arrêtée un temps par les destructions liées aux guerres de la Ligue (Locronan est pillé en 1594 par les troupes espagnoles, puis successivement par les capitaines de guerre Anne de Sanzay de la Magnane et Guy Éder de La Fontenelle) (la ville aurait même été abandonnée entre 1595 et 159918)notes 5, qu'appartiennent la plupart des richesses architecturales que constituent les demeures en granit de la place de l'église et des rues avoisinantes et, naturellement, l’église Saint-Ronan et la petite chapelle du Pénity attenante à celle-ci et abritant le gisant du saint (respectivement des xve et xvie siècles). En 1751, 406 métiers à tisser sont encore dénombrés dans 21 paroisses de la région dont 151 à Locronan même.


Cahier de marques des tisserands de Locronan (1748-1786) (Archives départementales du Finistère)

Locronan : la marque du bureau des toiles (et celle des tissiers de Quimper)
Une des raisons du succès de ces toiles tient dans le sérieux de leur fabrication, régie par des règlements établis par le Conseil du Roi, et qui étaient de véritables cahiers des charges précisant le nombre de fils de chaîne pour chaque type de voile, leur longueur au sortir du métier à tisser, la nature et la qualité des fibres utilisées, la qualité des lisières, le pliage, etc.. Le règlement du 7 février 1736 comprend 53 articles. Pour vérifier leur conformité avant l'expédition, les ballots passent par les "Bureaux de la marque" installés généralement dans les ports exportateurs. Chaque "bureau des toiles" est tenu par un commis chargé d'apposer, le plus souvent au noir de fumée, les coins ou marques qui attesteront de la qualité et de la conformité des toiles. Le 2 janvier de chaque année, les anciens coins sont détruits, afin d'éviter les fraudes, et remplacés par de nouveaux.

L'essor de ces fabricants et marchands de toiles dites de "Locronan" ou de "Pouldavi", toiles à voiles ou à ballots, permit la construction dans la région de nombreuses églises paroissiales comme celles de Cast, Le Juch, Plogonnec, Guengat, Beuzec, Pouldavid et Ploaré.

La création de manufactures royales à Brest en 1764 par Choquet de Lindu (pour faire travailler les forçats du bagne de Brest), qui attira de nombreux tisserands de Locronan se fit durement sentir. Le déclin de l'activité toilière s'est accentué à partir du milieu du xviiie siècle, la production passant de 10 000 pièces en 1751 à 6329 pièces en 177623. En 1771, un inspecteur des manufactures, Guilloutou, attribue cette décadence « à la mauvaise filature et à de mauvais procédés de fabrication »24. En 1813, on ne recense plus que 13 métiers à tisser à Locronan et la concurrence des métiers mécaniques fait alors vite cesser cette activité.

Un texte anonyme daté de 1779 ou d'une année avoisinante décrit les conditions de travail des tisserands :

« La condition de tisserand était fort pénible : le meilleur ouvrier ne gagnait pas plus de 15 sols par jour et il y avait à Locronan 132 familles dont la subsistance n'était fondée que sur ce seul travail. Il est à remarquer que le commerce des toiles de Locronan se trouve, pour ainsi dire, dans une seule main, et par conséquent le profit. Les ouvriers de cette fabrique, particulièrement ceux de la ville, forment entr'eux un troupeau d'esclaves qui ne travaillent que pour enrichir un fournisseur, soit de la Compagnie des Indes, soit du Roy, qui se rend maître de la fabrique, de manière que le profit du fabricant est si mince qu'il ne lui est pas possible d'augmenter le nombre de ses métiers, car sur les 150 qui y sont actuellement, il y a 130 fabricants qu'on peut dire presque tous des misérables qui ne travaillent que pour le pain (…). »

La condition des tisserands était donc fort misérable à Locronan au xviiie siècle ; ils demeuraient dans de pauvres masures, parfois à demi écroulées. Les belles demeures, en particulier celles de la place centrale, étaient habitées par les fournisseurs, les intermédiaires, les marchands et par un certain nombre d'hommes de loi, sénéchaux, procureurs, avocats, notaires, .. des juridictions seigneuriales qui exerçaient à Locronan.

En 1787, le recteur [curé] André, écrivant à l'Intendant de Bretagne, dresse un tableau très sombre des conditions de vie de la plupart des habitants de la cité :

« J'ai trop tardé à mettre sous vos yeux le tableau affligeant de l'excès de misère du peuple de Locronan. La cause générale des calamités publiques, la cherté des grains, le fléau qui désole la Bretagne depuis quelques années, n'est pas l'unique source des malheurs qui font gémir les misérables que je plains. C'est leur commerce, anéanti depuis plusieurs années ; ils fournissaient pour Brest au moins cinquante pièces de toile chaque semaine. (…). Il y a bientôt trois ans qu'on n'en a pas demandé en tout cent pièces. (…) Aussi ai-je la douleur de voir (…) des malheureux qui annoncent leur misère par des sanglots et (...) qui me disent qu'ils n'ont point mangé depuis vingt-quatre heures ». »

La place, dotée en son centre de l'ancien puits communal, longtemps seule source d'eau potable de la cité, prend toute sa dimension chaque deuxième dimanche de juillet lors des Troménies, mais encore plus toutes les six années lors de la Grande Troménie (la dernière a eu lieu en 2007, la prochaine en 2013). La place est bordée de 14 maisons en granit qui composent un ensemble architectural remarquable, témoignant de la richesse des marchands de toile et autres notables qui les firent édifier aux xviie siècle et xviiie siècle dont le Bureau des toiles et l'hôtel de la Compagnie des Indes. L'actuelle rue Moal était la rue des tisserands.


En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Locrenan [Locronan] de fournir 20 hommes et de payer 131 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »31.

La Révolution française
Le 28 juillet 1792 l'Assemblée législative décide la création de la commune de Locronan agrandit le territoire de l'ancienne paroisse : « Locronan comprendra, outre son ancien territoire, les villages de Mesandren, la Villeneuve, Trobalo, Bourlan-Bihan, Tyhoc, Krellous et leurs dépendances, distraites de la paroisse de Quéménéven. (…) Locronan comprendra en sus tout le territoire bordé au nord par le ruisseau coulant du moulin du Prieuré au moulin Pont, à celui de Trefféol et à ceux de Quissinic et Moëlien ; (…) tout le territoire, tant de la paroisse de Plonévez [Plonévez-Porzay] que de la succursale de Kerlaz, situé au couchant et bordé par l'eau nommée Bourou-Briant (…). La chapelle de Kergoat sera conservée comme oratoire où le curé de Locronan enverra un prêtre tous les dimanches et fêtes pour y dire la messe (…) ».

Les autres évènements du xvie au xviiie siècle
Le célèbre prédicateur Julien Maunoir est venu prêcher à deux reprises à Locronan en 1659 et 1679.

En mars 1757, une épidémie de typhus propagée par le retour à Brest en provenance d'Amérique de l'escadre d'Emmanuel Auguste Dubois de La Motte fait plusieurs centaines de morts dans la région de Locronan (73 à Plonévez-Porzay, 117 à Plomodiern, 35 à Ploéven, un nombre non précisé à Locronan et dans les autres paroisses voisines)34. En novembre 1834, une épidémie de choléra fait 15 victimes à Locronan.

Le xixe siècle

Félix Benoist : L'église de Locronan (lithographie, 1865)
Jean-François Brousmiche décrit ainsi Locronan en 1830, insistant sur la misère de la population à l'époque :

« Locronan est situé à moitié de la haute montagne qui porte le même nom. C'est un gros bourg qui peut renfermer cent cinquante maisons. Une place assez belle, une église gothique le décorent. Toues les maisons y sont bâties en pierres et celles qui cernent la place présentent un aspect régulier. On ne trouve à Locronan d'autre eau bonne à boire que celle d'un puits établi sur la place même. La population de ce bourg est misérable ; les femmes, les enfants en haillons y sont un spectacle de dégoût : tous tendent la main au petit nombre de voyageurs traversant cette bourgade ; on y est harcelé par la foule des mendiants. »

En 1860, l'école privée tenue par les Sœurs reçoit 120 enfants des deux sexes grâce à la création d'une "Maison de charité" alors que quelques années avant elle ne recevait qu'à peine 30 élèves.

Le xxe siècle
La Belle Époque
Le service télégraphique ouvre en 1904.

Par arrêté préfectoral du 31 juillet 1904, l'école des filles de Locronan fut laïcisée en vertu de la loi sur les congrégations.

Un Gorsedd s'est tenu à Locronan le 6 août 1912 sous la présidence d'Yves Berthou (grand druide sous le nom de Kaledvoulc'h) et en présence de nombreux bardes dont Jaffrennou (Taldir). Le choix de Locronan était évidemment symbolique.

Les morts de Locronan pendant les guerres du xxe siècle
Soixante-douze soldats de Locronan sont morts pour la France dont 48 pendant la Première Guerre mondiale, 17 pendant la Seconde Guerre mondiale et 7 pendant les autres conflits du xxe siècle40.

L'Entre-deux-guerres
Le 8 janvier 1929, Locronan reçoit par décret une partie du territoire de la commune de Plonévez-Porzay. La superficie de Locronan passe de 330 à 808 hectares.



L'après Seconde Guerre mondiale
Le xxie siècle
Depuis 1914, il n'y avait plus d'artisans du lin à Locronan. Près d'un siècle plus tard, en 2009, Hervé Le Bihan, jeune quadragénaire du village, a repris le métier à tisser. « Je travaille sur une commande au Japon, explique-t-il. Mais j'ai surtout des demandes d'habitants de la région. Ils veulent du tissage de type Locronan, à bandes de couleurs, la mémoire du village. »


Aire de stationnement :
Services
eau propre
vidange cassette
vidange eau usée
borne : Aire Service
nuit
parking payant, 6€/24h, 6 places estimées
sol instable en cas de pluie
service gratuit
ouverture annuelle
Commodités
boulangerie
centre-ville à 400m
Informations
payant mai à octobre

Coordonnées GPS
Latitude Nord : 48.09827 ou 48° 5' 53,772''
Longitude Ouest : 4.21194 ou 4° 12' 42,984''
Adresse Aire-Service
Aire payante
Rue du Prieuré
29180 Locronan, France
Adresse Mairie
Place de la Mairie
29180 Locronan, France
Tél : 02 98 51 80 80

Contact annonceur

LCCC

Gestion de l'annonce

Statistiques de l'annonce

Nombre de vues : 211
Dernière visite le : 23/06 à 13:24
Référence : 543
Envoyer à un ami :   
 
En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de Cookies.

OK