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Découverte de Faou

Informations générales

Détail de l'annonce

Le Faou est une commune du Finistère, dans la région administrative Bretagne. Elle abrite le siège du parc naturel régional d'Armorique dont elle est membre.

En savoir un peu plus ...
Antiquité
Un poignard « lame et soie en fer, fourreau et poignée en bronze, ornementés en fort relief » a été trouvé près du Faou. Il se trouve au Musée d'archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye. Attribué dans un premier temps aux Romains, il s'agit probablement d'un poignard celte breton.

Moyen Âge
Saint Guénolé et ses disciples dont saint Jaoua
Selon le cartulaire de Landévennec, vers 490, saint Guénolé semble avoir débarqué avec ses disciples près de Landévennec pour y fonder une abbaye. Il aurait, selon la légende, d'abord vécu dans l'île de Tibidy. Par la suite certains de ses compagnons comme saint Ethbin, saint Balay (ou Walay) et saint Martin (à ne pas confondre avec Martin de Tours) se retirèrent avec sa permission « pour vivre en solitude à Ploërmellac près du Faou et qu'avant leur procession ils étaient seigneurs de Rosmeur et de Rosmadeuc ».
La légende dit qu'un seigneur du Faou, encore païen, ait commis un double crime dans l'église de Daoulas :

« Ayant appris que les supérieurs des monastères de Cornouaille s'étaient réunis non loin de ses terres pour conférer ensemble, ce seigneur (...) se fit accompagner d'une partie de ses sujets et enfonça les portes de l'église où se trouvaient les ennemis de la fausse religion. Saint Tadec (ou saint Tudec) fut massacré à l'autel ; saint Judulus eut la tête tranchée au moment où il s'enfuyait vers Landévennec. Cependant Dieu vengea ses serviteurs. Un dragon horrible ravagea le bourg du Faou et ses environs, le seigneur devint la proie du malin esprit, et il fallut toute la puissance de saint Pol, évêque de Léon, pour vaincre le monstre et guérir le meurtrier. Celui-ci, devenu chrétien, en réparation de son crime fonda le monastère de Daoulas, ou des deux plaies, des deux douleurs, au lieu même où saint Judulus avait été assassiné par lui. »

« Dieu, dit la vieille chronique, ne tarda pas à punir ce chef sacrilège qui fut bientôt après possédé du démon, au point que ses serviteurs furent obligés de le lier. De plus un horrible dragon sortit de la mer et vint ravager ses domaines, dévorant hommes et bestiaux. Les principaux habitants reconnurent dans ces évènements l'effet de la vengeance divine et députèrent vers saint Pol pour le prier de faire cesser ces fléaux. Le saint prélat, touché du sort de ces païens, se rendit au Faou, où son neveu Jaoua vint le trouver. Là, il ordonna au dragon de comparaître devant lui sans faire de mal à personne. Le monstre obéit : saint Pol lui passa une étole autour du col et l'attache après son bourdon qu'il avait planté en terre. Le dragon demeura dans cette situation aussi paisiblement que si c'eût été un animal domestique. Frappés de ce miracle, tous les habitants du pays demandèrent le baptême et se convertirent à la foi chrétienne. Le seigneur du Faou(...), en expiation des meurtres de saint Judulus et saint Tadec fonda l'abbaye de Daoulas (...). Saint Jaoua fut nommé premier abbé de ce monastère. »

Le haut Moyen Âge
C'est en 1047, dans un acte du cartulaire de Redon, qu'est mentionné pour la première fois un seigneur du Fou, assimilé par certains historiens à Morvan, vicomte du Faou, qui aurait vécu au xie siècle et qui a aussi donné son nom à Roc'h Morvan (Rupe Morvan dans un texte de 1263), devenu par la suite La Roche-Maurice.

En 1163, le duc de Bretagne Conan IV fit périr de faim un vicomte du Faou, Ruelen, qui avait après un guet-apens fait enfermer dans la forteresse de Châteaulin Hervé II de Léon, vicomte de Léon, et son fils Guyomarch IV de Léon ; fut à son tour emprisonné, subissant la loi du talion, il fut à son tour emprisonné dans le château de Daoulas (ainsi que son fils et son frère) où il périt misérablement.

Selon Joëlle Quaghebeur cette félonie aurait entraîné l'exclusion de l'ancienne lignée des vicomtes Ehuarn et Morvan et son remplacement par une branche cadette d'où l'apparition de noms nouveaux comme celui du vicomte Gradlon († 1184) et Riwallon abbé de Landevennec († 1216)30. La seigneurie du Faou appartenait en 1250 à Hervé de Léon, de la descendance des princes du Léon.


Les autres plus anciens membres connus de la « maison du Faou » sont Morvan, vicomte du Faou en 1180, qui aurait participé en 1218 à la cinquième croisade ; Sondan, cité en 1203 et 1225 ; Pierre du Faou, cité en 1283 ; Guy du Faou, fait prisonnier à la bataille d'Auray en 1364 alors qu'il combattait sous la bannière de Charles de Blois dans le cadre de la guerre de Succession de Bretagne ; il décéda en 1391 ; Jehan du Faou, combattit dans les rangs de l'armée du duc de Bretagne en 1393, prenant par exemple le château de Josselin, et pris part à la croisade contre les Turcs en 1396, dirigée par Sigismond de Luxembourg, où il fut fait prisonnier à Nicopolis, avant d'être relâché et de décéder à Avignon en 1397. Son frère cadet, Even, lui succéda, mais il décède en 1405 devant la ville de Yarmouth alors qu'il participe à une expédition menée par Guillaume du Chastel. Sans héritier, le titre de vicomte du Faou passe aux mains de Jean I du Quélennec, originaire du Vieux-Bourg près de Quintin, marié en 1371 à Typhaine, fille de Guy du Faou et sœur des deux vicomtes précédents. Jean II du Quélennec fut amiral de Bretagne entre 1433 et 1472, et son fils Jean III du Quélennec exerça la même charge de 1484 à 1487.

Le pagus du Faou[modifier | modifier le code]
Le pagus (pays) du Faou, cité pour les premières fois dans des actes du cartulaire de Landévennec (vers 1050) ou encore dans la charte de fondation de l'abbaye de Daoulas en 1173, sous le nom de Fou, Pou ou Fago, trouverait son origine dans un démembrement du pagus antérieur plus vaste du Poher. Ce « pays du Faou » s'étendait de la rade de Brest aux monts d'Arrée, ce qui explique que le toponyme se retrouve dans le Finistère intérieur associé au nom de deux localités : Plonévez-du-Faou et Châteauneuf-du-Faou. Les limites de ce pagus, qui dépendait du comté de Cornouaille, restent floues, en particulier vers le nord et l'est : si, selon le cartulaire de Landévennec, Irvillac en faisait certainement partie, on ignore ce qu'il en était précisément pour des localités comme Plougastel, La Martyre, Sizun ou Ploudiry par exemple, un dicton en langue bretonne (« Etre ar Faou ha Landerne n'emaoc'h nag e Leon nag e Kerne ») disant d'ailleurs qu'entre Le Faou et Landerneau, vous n'êtes ni en Léon, ni en Cornouaille.

Les vicomtes du Faou

La tombe de Jothane de Trésiguidy, vicomtesse du Faou (1324, chapelle Notre-Dame de Châteaulin)
La vicomté du Faou s'étendait jusqu'aux portes de Carhaix et était l'une des plus puissantes de Cornouaille. Le premier vicomte du Faou dont le nom est connu est Morvan, qui vivait en 1048. Son fils Ehuarn est dénommé "seigneur du Fou" en 1102 dans un acte du Cartulaire de Quimperlé. Parmi leurs descendants, Morvan, second vicomte du Faou, mourut en Terre sainte en 1218. Plusieurs vicomtes du Faou ont été inhumés dans l'abbaye de Landévennec, par exemple Morvan III en 1248, Rivalon au xiiie siècle, Viguier en 1299, Morvan IV en 1316. Guy, vicomte du Faou, décédé le 23 décembre 1391 et son épouse Jeanne de Ploesquellec, furent enterrés dans le chœur de l'église des Cordeliers à Quimper. Un de leurs successeurs, Even, fut capitaine de Brest et Morlaix, amiral de Bretagne et fut tué en Angleterre le 16 mai 1404, mais son corps fut aussi inhumé dans le chœur de l'église des Cordeliers à Quimper.

En 1450, Jean ou Guyon du Quélennec, « haut et puissant seigneur », vicomte du Faou, épouse Jeanne de Rostrenen, fille de Pierre VIII de Rostrenen, conseiller et chambellan de Charles VIII, roi de France ; elle lui apporte en héritage la seigneurie de La Roche-Helgomarch en Saint-Thois. En 1498, leur fils Jean IV du Quélennec est aussi entre autres titres vicomte du Faou et Charles Ier du Quélennec, marié avec Gilette du Chastel lui succède. Les vicomtes du Faou avaient, avec les sires du Névet, de Plœuc et de Guengat, le privilège de porter sur leurs épaules la sedia de l'évêque de Quimper.

Les vicomtes du Faou sont aujourd'hui représentés par les branches cadettes : les comtes du Fou et vicomtes du Fou de Kerdaniel.

Article détaillé : Maison du Quélennec.
« La ville du Faou n'a jamais été murée, mais elle avait un château très fort, dont il reste une portion de tour croulante, entourée de douves à demi comblées » écrit B. Girard en 1889

Époque moderne
Les guerres de la Ligue
En octobre 1595, une troupe d'Anglais ravage la région. « Il y a eu toujours grand nombre de soldats, comme à Craouzon [Crozon], Douarnenez ou Le Faou, qui ordinairement viennent à l'abbaye [de Landévennec], ravagent et pillent tout ce qui s'y trouve, comme ils le font dans le plat pays, de façon que tout le canton est dénué des hommes qui y demeurent obstant la cruauté et tyrannie des gens de guerre, tellement que le quartier est demeuré en friche sans estre semé, travaillé ny labouré».

Pendant les guerres de la Ligue (1562-1598), Anne de Sanzay, comte de la Magnane, connu pour être « un bon voleur tant sur mer que sur terre »39 et qui était du parti de la Ligue, « profitant de la licence des guerres civiles pour exercer toutes sortes de brigandages », « pille Le Faou, bat les habitants des communes voisines, indignés de ses excès et leur tue plusieurs centaines d'hommes ». Il en tua même entre 1 400 et 1 500 en deux combats si l'on en croit Eugène Bonnemère. Il soumit aussi la ville du Faou à rançon.

Le chanoine Jean Moreau raconte les exactions commises ensuite par Anne de Sanzay, par exemple cet épisode daté de novembre 1593 :

« (...). Anne de Sanzay, comte de la Magnane, lors marié à la dame de Penmarc'h en Léon, tenant le parti de l'union dite catholique, sous l'autorité du duc de Mercœur. Ayant quelques troupes de gens ramassés, arrive de nuit de devers Morlaix en la ville du Faou, qu'il prend et pille et y prit des prisonniers, et se tint là quatre à cinq jours attendant de trouver les moyens de passer la rivière de Châteaulin pour entrer en la juridiction de Quimper, où il savait le pillage être bon. »

Le xviie siècle

Le Faou : maison ancienne à pan de bois couvert d'ardoise, près du pont.
Au xviie siècle, les terres de la vicomté du Faou appartiennent à Armand Jean de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu avant de passer à la famille de Rohan.

Gaspard Carmel, d'origine bretonne et neveu par alliance d'un prédicateur de la Réforme protestante dénommé Guillaume Farel, aurait prêché en breton en faveur de la religion réformée au Faou au xviie siècle.

Dans l'église paroissiale du Faou, construite en 1640, existe une porte (désormais murée) qui était réservée aux cacous (groupes d'habitants exerçant le métier de tonneliers ou de cordiers, considérés comme des descendants de lépreux). Le clocher de l'église paroissiale est construit en quatre campagnes de travaux échelonnées de 1628 à 1647.

Anthyme-Denis Cohon, célèbre représentant de l'éloquence religieuse, émule de Michel Le Nobletz, devenu un temps évêque de Léon, aurait évangélisé Le Faou ainsi que d'autres villes avoisinantes (Landerneau, Quimper) et les îles (Sein, Ouessant, Batz) dans le deuxième quart du xviie siècle, inventant cantiques nouveaux et peintures symboliques (taolennou) pour toucher le cœur des fidèles. Pierre Tourmel, surnommé le « Cicéron breton », disciple de Julien Maunoir, curé de Guitelmezeau (Ploudalmézeau), prêcha aussi une mission au Faou dans les dernières années du xviie siècle.

Des habitants du Faou ont participé à la Révolte des Bonnets rouges en 1675 et trois d'entre eux furent même exclus de l'amnistie de 1676.

En 1686 l'ambassade du roi de Siam débarquée à Brest passa par Le Faou puis Châteaulin pour se rendre à la cour de Versailles rencontrer le roi Louis XIV. Bernard Roy écrit : « Cahin-caha, le convoi bigarré serpente à travers la Bretagne. Les bonnes gens, dans les champs, n'ont jamais salué par-dessus les haies pareille procession, et la rumeur d'étonnement court de bourg en bourg, devançant les pelotons de cavaliers et les litières poussiéreuses ».

Un établissement des religieuses Ursulines exista un temps à la fin du xviie siècle, fondé vers 1672, mais il fut supprimé dès 1690.

Le xviiie siècle

Maison ancienne du Faou.
En 1715, le port du Faou exporte 100 tonneaux de blé et 100 tonneaux de seigle.

En 1756, au décès de Louis Auguste de Rohan-Chabot (1722-1753) (un des fils de Louis II de Rohan-Chabot), mort sans descendance, les terres et seigneuries du Faou, de la Villeneuve, de la châtellenie d'Irvillac et Logonna, correspondant aux paroisses de Rosnoën, Hanvec, Guimerch [Quimerc'h], Lopérec, revinrent aux familles de Châtillon, d'Enrichemont, de Broglie et de Pouyanne et louées pour quelques années au sieur du Pontois, M. Leroy. En 1762, ces terres sont vendues à Messire Nicolas I Magon, seigneur de la Gervaisais et de la Gicquelaye, lieutenant général des armées du roi entre 1761 et 1765. C'est alors qu'elles portèrent le nom de « marquisat de la Gervaisais et du Faou ».

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse du Faou de fournir 9 hommes et de payer 59 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne ».

Révolution française
En mai 1790, les citoyens de la ville du Faou « adressent à l'Assemblée nationale une offrande patriotique que ses trésoriers ont reçue le 27 avril dernier, consistant en dix-sept marcs quatre gros et demi d'argent, deux gros d'or, une paire de boucles d'oreilles, une paire de bracelets, un mouvement de montre et trois livres 12 sols en argent ».

Louis-Alexandre Expilly, premier évêque constitutionnel du Finistère, fit donner fin 1791 une grande fête patriotique au Faou.

En 1793, Le Faou est la plus petite des communes du département à être pourvue de deux études de notaires.

xixe siècle
Les épidémies
En 1741, une épidémie de dysenterie fait des ravages dans toute la Bretagne. Le subdélégué du Faou écrit que « la maladie se fait sentir en plusieurs paroisses et qu'il est mort à Crozon seul plus de 420 personnes et 150 au moins au Faou » ; en 1758 une nouvelle flambée épidémique se répand dans la subdélégation du Faou, particulièrement à Plonévez-Porzay, Plomodiern, Ploeven.

Deux épidémies de choléra font quinze morts au Faou en 1850 et 31 en 1855-1856. Lors de cette dernière épidémie, Le Faou est la quatrième commune du Finistère par le nombre de morts dus à l'épidémie derrière Brest (715 morts), Moëlan (83 morts) et Le Guilvinec (52 morts).


Escorte de leurs majestés impériales entre Landerneau et Le Faou (auteur inconnu).
En août 1895, un réseau de distribution d'eau potable ouvre au Faou, ce qui contribue fortement à l'amélioration des conditions sanitaires.

La visite de Napoléon III

Le Faou en 1844 (dessin).
Dans le cadre de son voyage en Bretagne, Napoléon III, venant de Landerneau et se rendant à Quimper, s'arrête un moment au Faou le 12 août 1858. Jean-Marie Poulain-Corbion en fait le récit suivant :

« Au Faou des fleurs ont été offertes à l'Impératrice par de jeunes paysannes ; dans cette petite ville, voisine du célèbre pèlerinage de Notre-Dame de Rumengol, s'était aussi réuni un nombreux clergé (...). Le maire du Faou avait, dès l'arrivée, adressé à l'Empereur les paroles suivantes : « Sire, vous voyez partout accourir sur Votre passage Vos loyaux et fidèles Bretons. Tous viennent avec bonheur saluer de leurs acclamations reconnaissantes l'Empereur de leur choix, Vous, Sire, qui, après avoir sauvé la France, lui avez donné cette paix glorieuse, cette prospérité et cette grandeur dont elle est justement si fière. Aussi votre grand cœur, Sire, recueille-t-il la récompense la plus précieuse et la plus douce en même temps, l'amour et le dévouement absolu de tous les bons Français, pour Vous, pour l'Impératrice, Votre Compagne bien-aimée, et pour le Prince Impérial, Votre Fils chéri, le Fils Adoptif de la France ! (...) » Sa Majesté, en répondant au maire, lui remit d'abondantes aumônes pour distribuer aux pauvres de la commune, et s'entretint quelque temps avec le sous-préfet de Châteaulin des besoins de l'arrondissement. »

Un bureau télégraphique municipal est créé au Faou en 1879.


Le Faou en 1857 (photo de Charles Paul Furne).
Description du Faou au milieu du xixe siècle

Homme du Faou vers 1850 (tableau de Louis Caradec).
Édouard Vallin dans son Voyage en Bretagne publié en 1859 écrit à propos du Faou :

« Ce bourg est fort ancien et a été jadis le chef-lieu d'un fief très important, mais actuellement il est impossible de le considérer comme une ville, bien que les habitants lui donnent volontiers ce titre pompeux. On remarque aujourd'hui encore un très grand nombre de très anciennes maisons à colombages, couvertes de sculptures grotesques, et souvent même fort indécentes. Il en est une surtout qui se fait remarquer entre toutes. L'écusson du propriétaire primitif de la maison était soutenu par deux femmes complètement nues qui tenaient d'une main une guirlande de fleurs et faisaient de l'autre un geste indécent. Les guirlandes, prolongées de chaque côté, étaient attachées à des têtes de boucs, symbole de la lubricité, enfin à chaque côté se tenait un homme accroupi dans une position obscène. Deux autres cariatides, soutenant le toit de la maison, portaient de gigantesques phallus et étaient représentées commettant le péché d'Onan. Ce singulier monument ressemblait davantage à un temple consacré à Priape qu'à une maison habitée par de braves bourgeois. »

Descriptions du Faou à la fin du xixe siècle

Vieilles maisons du Faou en 1903.
Le peintre Eugène Boudin a décrit ainsi en 1867 la foire du Faou : « C'était aujourd'hui la grande foire du Faou (…). La petite ville aux pignons du xvie siècle est bondée de Bretons descendus de tous les coins de Bretagne. Les Plougastels qui ressemblent aux Napolitains : bonnets phrygiens, culottes serrées par le bas ; les « brayons-bras » des montagnes avec leurs habits en pillon [pillou] faits de tous les fragments de laine achetés comme chiffons, espèces de colosses souvent vêtus de peaux de mouton, ils vont jusqu'aux confins de la Loire vendre et acheter (pilhaouer). On les voit sur les routes derrière de grands troupeaux, montés à la façon des amazones. Ils ont un vaste chapeau de feutre tout dégingandé qui leur sert de toiture. On voit aussi les gros bouchers de Brest, de Châteaulin et d'autres moindres villes. (…) Mais voici les premières gouttes d'un orage violent : c'est un sauve-qui-peut général, on s'enfourne dans tous les bouchons [= cafés]. Toutes les maisons se changent pour la circonstance en débits [de boisson] ».


Marchandes de pommes au Faou en 1903.
Albert Clouard64, venant en bateau de Landévennec, visite Le Faou en 1892. Voici sa description de la petite ville :

« C'est aujourd'hui dimanche. En ce matin doré et joyeux, la petite ville est en fête, les paysans ont arboré leur chupen de beau drap lustré, les femmes leur grande couëffe empesée aux ailes recourbées, la collerette large aux rebords de gouttière, et l'on se dispose à se rendre au pardon de Landévennec. Les cloches tintent gaiement dans l'air serein. Le Faou possède un grand nombre de maisons en bois, recouvertes d'ardoises et remontant au xvie siècle. L'église qui se mire dans la rivière présente quelques sculptures curieuses, notamment un singe de gargouille s'ouvrant la bouche avec les mains. Tout près se trouve un ossuaire en ruine. »

Le port du Faou est alors actif : « Le bétail, les céréales, le bois, très abondant car une forêt est proche [la forêt du Cranou], assurent au port un fructueux trafic » écrit Valentine Vattier d'Ambroyse en 1892.

L'agriculture à la fin du xixe siècle
Émile Souvestre a écrit à propos de la campagne avoisinant Le Faou : « Vous êtes en Arcadie ( = synonyme de « région prospère »), au lieu des ruisseaux gazouillants, des vergers ombrageant les fontaines, des ombrages où retentit la trompe de sureau des pâtres. »

Le géographe Louis Gallouédec décrit ainsi la région en 1893 :

« Chaque ravin y a son ruisseau murmurant sur des cailloux, ses ombrages de hêtres, de frênes, d'ormes, de trembles, de chênes ; la verdure descend jusqu'au rivage ; rien n'avertit que la grande mer est voisine. Du Faou à Daoulas, toute la campagne est couverte d'admirables vergers, et des branches chargées de fruits se penchent sur les eaux calmes. C'est là que Brest s'approvisionne de cerises, de prunes, de pommes. Les villages disparaissent dans la verdure ; les aiguilles des clochers, qui ailleurs se dressent si orgueilleusement sur la campagne prosternée, émergent ici à grand peine du fouillis des arbres. »

Le xxe siècle
La séparation des Églises et de l'État
Sous le titre Une journée de sacrilège, le journal Le Gaulois relate l'expulsion des prêtres des presbytères de Rumengol et du Faou en 1907, en application de la loi de séparation des Églises et de l'État : « À Rumengol, pèlerinage célèbre, les mêmes scènes odieuses [qu'à Saint-Urbain, décrit précédemment dans l'article du journal] se reproduisent. Cette fois, le commissaire est obligé d'employer la force et c'est en le poussant violemment qu'il expulse le curé. L'expulsion du vicaire est plus mouvementée encore. À ce moment, le curé, s'adressant au commissaire, lui crie : « Vous êtes un vrai bandit et un voleur ! ». L'opération n'a pas demandé moins d'une heure. À Moëlan, à Clohars-Carnoët, à Locunolé, au Faou, le commissaire a dû également employer la force ». Quelques jours plus tard, le même journal écrit : « C'est par une pluie torrentielle que la colonne d'expulsion a quitté Le Faou ce matin à quatre heures pour Rosnoën, distant de sept kilomètres. Le tocsin a sonné et les habitants sont accourus. Le curé ayant refusé de livrer passage aux expulseurs, les sommations légales ont été faites et les portes enfoncées. Le recteur a été expulsé par la force et les meubles jetés dans la boue ».

Faits divers et vie quotidienne
En 1908, une hutte habitée par cinq bûcherons brûle dans le bois de sapins de Kervez, à trois kilomètres du Faou et deux d'entre eux périrent dans l'incendie.

Dans les décennies 1920 et 1930 se tient chaque semaine au Faou une « petite foire pour chevaux de races postières et de traits légers » et une « vieille foire » chaque mois.

En avril 1933, un incendie ravage l'hospice du Faou. « La ville n'a pas de pompiers et les efforts des habitants, qui durent aller puiser de l'eau dans la rivière à l'aide d'ustensiles de ménage, sont demeurés stériles, l'hôpital ayant été complètement détruit. (…) Les malades furent évacués à temps » écrit le journal La Croix.

Les deux guerres mondiales
Le monument aux morts du Faou.
Le monument aux morts du Faou porte les noms de 99 soldats morts pour la France73 dont 64 pendant la Première Guerre mondiale, 31 pendant la Seconde Guerre mondiale, un pendant la guerre d'Indochine, un en Tunisie et deux pendant la guerre d'Algérie.

Quinze résistants, membres du réseau Vengeance, furent arrêtés au Faou et à Quimerc'h le 25 avril 1944 par le kommando de Landerneau, condamnés à mort par un tribunal militaire allemand siégeant à Quimper et firent partie des fusillés du 15 mai 1944 à Mousterlin en Fouesnant (voir le monument commémoratif des « fusillés de Mousterlin ») ; parmi ces victimes se trouvent plusieurs personnes originaires du Faou leurs noms se trouvent sur une plaque commémorative située Place des fusillés et des résistants :

Louis Kerhoas, 23 ans, né le 1er décembre 1919 au Faou.
Maxime Dubois, 22 ans, étudiant, né au Faou le 14 septembre 1921
Joseph Le Velly, 39 ans, né à Plabennec le 6 novembre 1904, habitant au Faou.
Henri Arnal
Louis Guillou
D'autres résistants membres du même réseau et victimes de cette même rafle, également fusillés à Mousterlin, étaient originaires de communes voisines comme Jean Brosset de la Chaux (de Rosnoën), Roger Guéguen et Jean Le Foll (de Quimerc'h), Jacques Guillou (de Brest).

Un autre résistant, Alexandre Nédélec, né le 28 septembre 1910 au Faou, fut arrêté le 20 juillet 1944 à Landerneau, incarcéré à la prison de Pontaniou à Brest et probablement fusillé quelques jours plus tard. Son corps n'a jamais été retrouvé79. Jean Bernard, né le 1er août 1924 au Faou, gravement blessé lors d'opérations militaires contre les Allemands et le kommando de Landerneau à Scrignac, est mort des suites de ses blessures le 19 juillet 1944 à Commana.

Par ailleurs Pierre Le Berre, né le 13 août 1921 au Faou, décédé le 30 mars 2003 à Berthecourt (Oise), fut aussi un résistant appartenant, ainsi que son épouse, au réseau d'évasion « Bourgogne ».

Rumengol, ancienne paroisse et ancienne commune
Rumengol est un hameau situé à 2 km environ du bourg du Faou et qui dépend de cette commune, célèbre pour son église Notre-Dame-de-Rumengol et son pardon.

Article détaillé : Pardon de Rumengol.
L'Antiquité et le Moyen Âge à Rumengol
Une pièce gauloise fut trouvée en 1879 dans un champ à Kergadiou, près de Rumengol.

Aux xive et xve siècles, la « terre noble du Breil » en Rumengol appartenait à la famille Godec et au xviie siècle à la famille De Lantivy.

Le xixe siècle à Rumengol

Notre-Dame-de-Rumengol (image pieuse, 1858, Musée départemental breton).
Dans la nuit du 24 au 25 février 1797 (5 au 6 ventôse an V), des chouans sont arrêtés à Rumengol ; parmi eux, un certain Jean-Baptiste Bonte, originaire de la région de Lille, ancien émigré, qui avait pris part au débarquement de Quiberon.

Le droit de vaine pâture s'exerçait encore couramment au milieu du xixe siècle :

« Les terrains communaux [...] sont livrés toute l'année au pâturage au profit des habitants des communes possédant ces communs, composés la plupart de dunes et de marais peu susceptibles d'être cultivés ; c'est ce qu'on voit à Lampaul-Plouarzel, à Ploudalmézeau, à Porspoder, à Landunvez, à Rumengol, à Plabennec, à Plouvien, etc. Chacun y envoie son bétail quand et comme bon lui semble ; c'est là encore qu'on dépose et qu'on met à sécher les plantes marines. Seulement de temps en temps, les communes vendent tout ou partie des communs, qui disparaîtront insensiblement et accroîtront la masse des terrains cultivés. [...] Les landes, marais,et généralement tous terrains déclos et non cultivés sont encre soumis à la servitude de vaine pâture. [...] La cessation de l'indivision ne suffit point pour mettre fin à la vaine pâture, il faut encore qu'il y ait clôture des terres. »

Le couronnement de Notre-Dame-de-Rumengol est l'occasion d'une grande fête religieuse le 30 mai 1858.

En 1875, des minoteries, du commerce de bois et une scierie mécanique sont indiqués à Rumengol.

Anatole Le Braz a décrit Rumengol et son pardon vers 1895 dans son récit Au pays des pardons ; Rumengol, le pardon des chanteurs87. Jean-Pierre-Marie Le Scour (forme de l'état-civil), plus simplement "Jean-Pierre Le Scour" ou "Lescour", né à Hanvec (Finistère), le 2 mars 1811 et mort le 19 août 1870 à Morlaix, était surnommé "Le barde de Notre-Dame-de-Rumengol".

En 1907, le maire de Rumengol, Loguern, est attaqué par un bûcheron armé d'un fusil au détour d'un sentier et criblé de balles.

En 1896, un document indique que les Sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Rumengol à domicile

Aire de stationnement :
Services
eau propre
vidange cassette
vidange eau usée
borne : Aire Service
nuit
parking payant, 5€/24h, 20 places
sol instable en cas de pluie
service payant, monnaie, 2€
ouverture annuelle
Commodités
pharmacie
boucherie
boulangerie
centre-ville à 800m
supermarché à 1,5km
Informations
payant du 15 juin au 15 septembre

Coordonnées GPS
Latitude Nord : 48.29501 ou 48° 17' 42,036''
Longitude Ouest : 4.18529 ou 4° 11' 7,044''
Adresse Aire-Service
Aire payante
Rue de la Grève
29590 Le Faou, France
Adresse Mairie
Place Foires
29590 Le Faou, France
Tél : 02 98 81 90 44
Adresse Office de tourisme
Rue du Général de Gaulle
29590 Le Faou, France
Tél : +33 (0)298810685

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