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Découverte de Château-Chinon

Informations générales

Détail de l'annonce

Château-Chinon (Sâtiau-Sgnion en morvandiau), est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Considérée comme la capitale du Haut-Morvan, elle est bâtie sur les flancs d'une colline culminant à 609 m. Compte tenu de sa situation stratégique, son histoire est chargée depuis les époques gauloise et gallo-romaine avec le peuple des Éduens, au Moyen Âge et à l'Ancien Régime comme étant une châtellenie puis un comté appartenant aux plus grandes familles du royaume de France, jusqu'à l'époque contemporaine avec l'élection de son ancien maire à la présidence de la République : François Mitterrand.

Un peu d'histoire ...
Époque gauloise et gallo-romaine
Les observations et fouilles réalisées au sommet du Calvaire, ainsi que la physionomie du site permettent de penser à la présence d'un éperon barré d'époque protohistorique et d'une enceinte.

Les fouilles réalisées au xixe et xxe siècles ont en effet permis de découvrir, outre des objets datant des époques gauloise, gallo-romaine et médiévale, une hache en cuivre, un bracelet en bronze et d'autres « objets de l'âge de la pierre ».

On ignore le nom primitif, sans doute gaulois, de Château-Chinon (voir Toponymie), c'est-à-dire celui de l’oppidum gaulois établi par le peuple des Éduens au sommet du Calvaire. D'après les fouilles archéologiques, l’oppidum était constitué d'une enceinte ovale, d'une superficie d'environ 3,5 ha (~130 m x ~250 m). L'accès y était rendu possible par deux poternes : l'une située au nord-est près d'une source, donnant accès aujourd'hui au bois de La Promenade, la seconde située au sud, tournée vers la ville actuelle en contrebas.

L'oppidum était divisé en deux parties inégales, séparées par une langue de terre entourée de deux fossés, encore observables de nos jours. La partie située au sud a ensuite servi d'emplacement au château féodal. Avant cela, l'oppidum gaulois fut également un castrum romain occupant une position très stratégique de la voie romaine reliant Augustodunum (Autun) à Intaranum (Entrains-sur-Nohain).

Des fouilles dirigées par le Dr Edmond Bogros au xixe siècle ont mis au jour des bijoux, statues, lampes, poteries et divers objets en bronze. Des monnaies gauloises et romaines (de Germanicus, Vespasien, Domitien, Marc Aurèle, Dioclétien et Constance Chlore) ont également été découvertes.

Moyen Âge et Époque moderne
Château-Chinon fut d'abord le siège d'une seigneurie, puis d'une châtellenie, et enfin d'un comté duquel relevaient plus de 255 fiefs et seigneuries. Ces terres appartinrent aux plus grandes familles du Royaume de France.

La date d'érection de la châtellenie en comté est inconnue.
D'après l'abbé Baudiau et le comte Georges de Soultrait, le roi Charles VI érige en 1389 la châtellenie de Château-Chinon en comté avec la châtellenie d'Ouroux, les seigneuries de Brassy et des Places, ainsi qu'une partie de la baronnie de Lormes. Joseph Pasquet reprend cette même date dans son ouvrage Le Haut-Morvan et sa capitale Château-Chinon.
Néanmoins, comme l'a souligné le Dr Bogros, aucune lettre patente ne confirme une telle érection. De plus, certains écrits officiels, postérieurs à 1389, mentionnent encore les terres de Château-Chinon sous l'appellation de « châtellenie »17. C'est notamment le cas en juin 1462 dans une charte de Louis XI confirmant la création d'une élection et d'un grenier à sel dans « laditte terre, chastellenie et seigneurie de Chastel-Chinon » ; en janvier 1477, le même roi, dans une charte de cession de ces mêmes terres à Jean II de Bourbon, parle encore « desdites ville, chastel et chastellenie, terres et seigneurie de Chastel-Chinon ».
Toutefois, en 1506, Charles Quint porte le titre de « comte de Château-Chinon ».
L'érection en comté serait donc située à la fin du xve siècle ou au tout début du xvie siècle.

Comté de Château-Chinon.
Maison Delorme de Beauregard (1095-1240
Le plus ancien seigneur connu de Château-Chinon est Seguin de Lormes qui participe à la première croisade en 1096 afin de délivrer les Lieux Saints à la suite du concile de Clermont et de l'appel de Pierre l'Ermite en 1095.

En 1146, Hugues Ier de Château-Chinon assiste à l'appel de Bernard de Clairvaux pour la deuxième croisade. et est de retour sur ses terres en 1153.

En 1190, Hugues II de Blain (ou Hugo de Blino) participe, avec son frère, à la troisième croisade. À son retour en 1193, il donne les dîmes en sa possession sur la terre de Château-Chinon à l'abbaye Notre-Dame de Bellevaux, pour le repos de l'âme de son frère décédé durant la croisade.

Hugues III de Lormes (ou Hugo ab ulmis), petit-fils de Hugues II de Château-Chinon, hérite à la mort de son aïeul, de la totalité de châtellenie de Château-Chinon dont il était seigneur qu'en partie. Il confirme en 1208 les donations pieuses de ses ancêtres et en fait de nouvelles. Décédé en 1236, il laisse une fille prénommée Elvis qui épouse Dreux Ier de Mello20 a qui elle apporte les châtellenies de Château-Chinon et d'Espoisse en dot.

Maison de Mello (1240-1323)
Armes de la famille de Mello.
La seigneurie de Château-Chinon rentre dans la maison de Mello en 1240 à la suite du mariage de Dreux V de Mello avec la fille de Hugues III de la famille Delorme de Beauregard, qui lui apporte en dot les seigneuries de Château-Chinon, mais aussi de Lormes et d'Époisses. C'est à partir de cette époque que la seigneurie de Château-Chinon semble échapper à la suzeraineté des évêques d'Autun.

Le dernier seigneur de Château-Chinon issue de la famille de Mello meurt en 1323 lors de la bataille de Saint-Verain. Il laisse derrière lui un seul enfant : sa fille, Jeanne de Mello. Cette dernière s'étant mariée 4 ans avant avec Raoul Ier de Brienne, comte d'Eu et de Guines, la terre de Château-Chinon passe entre les mains de la famille de Brienne.

Maison de Brienne (1323-1389)

Armes de Raoul Ier de Brienne.
Raoul Ier de Brienne devient donc seigneur de Château-Chinon en 1323 à la suite du décès de son beau-père. Il est nommé connétable de France par le roi Philippe VI de France en 1328. Il mourra en 1344 ou 1345.

Raoul II de Brienne, son fils, hérite de ses titres mais est fait prisonnier lors de la prise de Caen en 1346. Libéré à l'automne 1350, il sera décapité pour trahison dès le mois de novembre de la même année. Dès 1346, c'est alors sa mère, Jeanne de Mello, qui administre ses terres. À sa mort, ses terres furent confisquées, puis la seigneurie de Château-Chinon est donnée à Gautier VI de Brienne, mari de sa fille, Jeanne de Brienne (sœur de Raoul II).

Gautier VI de Brienne meurt le 19 septembre 1356 à la bataille de Poitiers et c'est sa veuve, la duchesse d'Athènes, qui administre la terre de Château-Chinon jusqu'à sa mort en 1389.

La seigneurie est alors confisquée par le roi Charles VI et relève désormais directement de la Couronne.

Maison de Bourbon (1394-1454)
Durant cinq ans, Charles VI conserve la seigneurie, puis, en 1394, l'échange contre d'autres avec Louis II de Bourbon. À sa mort le 10 août 1410, son fils, Jean Ier de Bourbon, hérite de ses terres.

Durant la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, Jean Ier de Bourbon prend le parti de Louis Ier d'Orléans, contre les Bourguignons. Une troupe d'Armagnacs, dirigée par le capitaine Baquin-Beul, occupe à cette époque la seigneurie de Château-Chinon et gêne les proches fourrageurs de l'armée royale qui se voient obligés de se ravitailler dans le Nivernais. Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur, décide alors d'éliminer ce contingent et met donc le siège devant le château de Château-Chinon à la fin du mois de juin 1412.

Retenu au siège de Bourges, Jean Ier de Bourbon ne peut venir en aide aux assiégés. Les Armagnacs capitulent fin juillet ou début août, après un mois de siège. Ce fut une « capitulation honorable » puisqu'ils « sortirent de la ville avec les honneurs de la guerre, mais encore emportèrent une somme de 500 livres [...] comme prix de leur capitulation ». En effet, la petite forteresse était difficilement prenable du fait de sa position et, plutôt qu'une capitulation, il s'agissait plutôt de l'achat d'une reddition. Malgré tout, les Bourguignons démantèlent les murs de la ville et ruinent le château.

Jean Ier de Bourbon est fait prisonnier par les Anglais à la suite de la bataille d'Azincourt d'octobre 1415 et meurt à Londres en 1434. Son fils, Charles Ier de Bourbon lui succède donc en tant que seigneur de Château-Chinon. Vingt ans plus tard, le 30 octobre 1454, sa fille, Isabelle épouse en secondes noces son cousin Charles le Téméraire, futur duc de Bourgogne, et lui apporte notamment en dot les terres de Château-Chinon.

Maison de Bourgogne (1454-1477)

Rogier van der Weyden, Charles le Téméraire (vers 1461-1462), seigneur de Château-Chinon de 1454 à 1477. Berlin, Gemäldegalerie.
En 1462, Charles le Téméraire obtient de son cousin le roi Louis XI, la création d'un grenier à sel et d'une élection à Château-Chinon.

Le 20 juin 1475, alors que Charles le Téméraire assiège en vain Neuss en Allemagne, une bataille éclate près de Château-Chinon entre les troupes de Louis XI et les Bourguignons dirigées par le comte de Boussi, gouverneur de Bourgogne. Le lieu de cette bataille reste incertain : Prosper de Barante évoque le combat de Guipy, près de Château-Chinon ; Adolphe Joanne indique qu'elle eut lieu près de Sermages ; Jean de Troyes mentionne Guy, près de Château-Chinon.
C'est ce dernier lieu qui semble le plus probable et défendu par René-Pierre Signé (ancien maire de la commune) ainsi que par le docteur Bogros (médecin et historien de la ville). Il s'agirait donc de Guy-lès-Château-Chinon, petit village aujourd'hui disparu, situé au nord de l'actuel territoire de Château-Chinon (Campagne) vers le lieu-dit Montbois, proche de l'actuelle chapelle Saint-Roch.

À l'issue de la « bataille de Guy », les troupes bourguignonnes sont vaincues par celles de Louis XI. À cette occasion, le château et les remparts de la ville furent détruits. Seule subsiste de cette époque la tour de guet du château sur le faîte du Calvaire.

Charles le Téméraire meurt le 5 janvier 1477 à la bataille de Nancy. Marie de Bourgogne, sa fille, hérite donc des nombreuses terres de son père qu'elle a du mal à assumer du fait de la situation économique, la crise démographique et les épidémies de peste qui sévissent. Louis XI en profite pour attaquer la Bourgogne et donne également l'ordre de s'emparer de Château-Chinon qui se rend. Tout en promettant qu'il souhaite ainsi protéger les biens et droits de la duchesse de Bourgogne, le roi « cède » la jouissance de la seigneurie à Jean II de Bourbon, l'oncle de Marie, début 1477

Quelques mois plus tard, le 18 août 1477, Marie de Bourgogne épouse l'archiduc Maximilien d'Autriche, futur empereur du Saint-Empire romain germanique, et lui apporte en dot la seigneurie de Château-Chinon ainsi que l'État bourguignon. L'archiduc ne put néanmoins profiter de la jouissance de Château-Chinon, cédée à la maison de Bourbon, avant le traité d'Arras de 1482.

Maison d’Autriche (1482-1517)

La seigneurie de Château-Chinon et les autres terres bourguignonnes à la suite du traité d'Arras.
Le 23 décembre 1482, le traité d'Arras permet enfin à Maximilien d'Autriche de bénéficier de la seigneurie de Château-Chinon. Mais ce même traité prévoit que cette terre, avec d'autres, soit comprise dans la dot de sa fille alors âgée d'à peine 2 ans, Marguerite d'Autriche, à l'issue du mariage prévu avec le fils du roi Louis XI, le dauphin Charles.
Le mariage est finalement annulé et Maximilien conserve Château-Chinon à la suite du traité de Senlis du 23 mai 1493.

Articles détaillés : Traité d'Arras et Traité de Senlis.
Le fils de Maximilien, Philippe le Beau, alors roi de Castille, se fait « rendre foi et hommage par tous ses vassaux du Morvan en 1504 »30.

Après sa mort en 1506, on note que son fils aîné âgé de 4 ans, Charles Quint (futur roi d'Espagne, roi de Sicile et empereur du Saint-Empire romain germanique) porte le titre de comte de Château-Chinon.

Le 17 février 1508, le « conseil de famille » décide de redistribuer certaines terres en faveur de la tante de Charles Quint, Marguerite d'Autriche, notamment Château-Chinon et les comtés de Bourgogne et de Charollais. Elle en dispose réellement à compter du 4 mai de la même année. Marguerite usurpe certaines possessions de Jeanne de Hochberg, duchesse de Longueville. Indigné, le roi François Ier profite de la signature du traité de Noyon avec Charles Quint, le 13 août 1516, pour ajouter une clause obligeant Marguerite à abandonner certaines de ses terres, dont celles de Château-Chinon, à Jeanne de Hochberg en compensation de celles usurpées. Cet échange devient effectif par procès-verbal le 20 mai 151730,29.

Maison d’Orléans-Longueville (1517-1565)
Jeanne de Hochberg, veuve de Louis Ier d'Orléans-Longueville devient donc Dame de Château-Chinon en 1517. N'ayant plus d'héritier direct (son fils Charles était décédé en 1525 à la bataille de Pavie), elle donne en dot les terres de Château-Chinon et de Noyers le 10 septembre 1536 à François, marquis de Rothelin, fils de Louis Ier d'Orléans-Longueville issu d'un premier mariage.

François d'Orléans-Longueville meurt à Noyers le 25 octobre 1548 et le fief de Château-Chinon revient à son fils Léonor d'Orléans-Longueville. Seize ans plus tard, il l'abandonne, « pour ses droits maternels », à sa sœur Françoise d'Orléans Longueville qui épouse Louis Ier de Bourbon-Condé le 8 novembre 156531.

Maison de Condé (1565-1644)

La porte Notre-Dame flanquée de ses deux tours.
Les bourgeois de la ville obtiennent du prince de Condé que les matériaux issus de la destruction du château et des remparts en 1475 puissent être réutilisés pour rebâtir une partie des remparts. La porte Notre-Dame, encore visible de nos jours sur la place du même nom, fut bâtie avec les pierres issues de l'ancienne porte du château fort.

Louis Ier de Bourbon-Condé, étant décédé le 13 mars 1569 à la bataille de Jarnac, le roi Charles IX confisque ses terres. L'année suivante, il restitue le comté de Château-Chinon à sa veuve, Françoise d'Orléans Longueville, duchesse douairière de Condé.

En 1587-1588, une épidémie de peste éclate dans le Morvan. Château-Chinon est fortement touchée, au point où il ne serait resté dans les murs de la ville que deux habitants. Les autres habitants, qui n'auraient pas succombé à l'épidémie, auraient fui la ville.

Durant la 8e guerre de religion, Château-Chinon, comme beaucoup d'autres villes de la province voisine du Nivernais, se déclare pour la Ligue catholique. Jean VI d'Aumont, comte de Châteauroux et maréchal de France, ainsi que Louis de Gonzague, duc de Nevers, sont chargés de soustraire les villes rebelles de la région par le roi Henri IV. Le siège est mis devant Château-Chinon vers mars-avril 1591. Les forces dont dispose le maréchal d'Aumont sont peu conséquentes : deux compagnies de cavalerie, un régiment d'infanterie et de quatre canons. Le siège n'aurait duré qu'un mois et la ville emportée d'assaut. La capitulation est convenue le 18 avril 1591 par le vicomte de Marre, commandant des ligueurs de Château-Chinon. La ville est alors pillée et les archives détruites.

À la mort de Françoise d'Orléans Longueville le 11 juin 1601, son fils, Charles de Bourbon-Soissons, lui succède et devient comte de Château-Chinon. En 1607, il concède aux habitants de Château-Chinon et de ses faubourgs leurs bois-usages : « 811 arpents de bois de buissons et de terres vagues » dans lesquels les habitants pouvaient « prendre le bois mort pour le chauffage, le bois vif pour bâtir, pour chaussures [...] et d'y mener pâturer les porcs [...] ».

Charles de Bourbon-Soissons, qui avait épousé Anne de Montafié en décembre 1601, meurt le 1er novembre 1612. Le comté de Château-Chinon revient alors à sa veuve qui en jouit durant 32 ans. Leur plus jeune fille, Marie de Bourbon-Condé, épouse en 1625 Thomas de Savoie-Carignan, fils du duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier. À la mort d'Anne de Montafié en juin 1644, le comté entre en partie en possession de la maison de Savoie-Carignan ; Louise de Bourbon-Condé, l'autre fille de Charles et d'Anne, étant décédée à cette date, c'est sa fille Marie d'Orléans-Longueville, duchesse de Nemours, qui demeure également propriétaire de ces terres en indivis.

Maison de Savoie-Carignan (1644-1719)

Élection de Château-Chinon (généralité de Moulins) en 1700.

Emmanuel-Philibert de Savoie, prince de Carignan.
Le 26 février 1646, Roger de Bussy-Rabutin, en route vers le Nivernais pour prendre sa charge de lieutenant du roi, passe par Château-Chinon où « les habitants lui firent assez mauvais accueil » car il tente de « s'imposer comme lieutenant-gouverneur au nom du duc de Nivernais ». Quelques années plus tard, lorsque la Fronde éclate, Roger de Bussy-Rabutin reçoit l'ordre du roi Louis XIV d'assembler des régiments en Nivernais. Le comté Château-Chinon, terre indépendante, que ce soit de la Bourgogne ou de la province du Nivernais, est par définition exempté de cet ordre. Malgré cela, et peut-être par rancune, Roger de Bussy-Rabutin y loge 10 compagnies de son régiment d'infanterie. Les habitants s'en plaignent alors à leur seigneur, Thomas de Savoie-Carignan, qui en fait part au cardinal Mazarin, qui lui-même en informe le roi. Roger de Bussy-Rabutin se voit alors adresser une lettre datée du 28 avril 1652 et signée par Louis XIV en personne, lui rappelant les ordres qu'il a reçu et lui ordonnant vivement de cesser ses oppressions sur « Chastel-Chinon ».

Thomas de Savoie-Carignan meurt en janvier 1656. Les terres de Château-Chinon (et de Soissons) demeurent donc la propriété par indivis de sa veuve, Marie de Bourbon-Condé, et de la duchesse Marie de Nemours. Elles décidèrent de faire le partage de leurs biens en 1688. Le comté de Château-Chinon (estimé à 494 000 livres en avril 1686) devient alors propriété unique de Marie, princesse de Carignan.

Marie meurt en juin 1692, son fils Emmanuel-Philibert de Savoie-Carignan devient comte de Château-Chinon, puis en 1709, Victor-Amédée Ier de Savoie-Carignan, fils du précédent.


Plan de la ville au xviiie siècle.
Victor-Amédée Ier, après avoir réalisé des dépenses excessives et étant criblé de dettes, se voit contraint de vendre les terres de Château-Chinon en 1719.

Maison de Mascrany (1719-1790)
Bien qu'estimé à près de 500 000 livres en 1686, le comté de Château-Chinon est vendu 325 000 livres le 14 mars 1719 au marquis Louis de Mascrany (issu d'une famille originaire du canton des Grisons en Suisse, et installé à Lyon).

Louis de Mascrany meurt en 1775 mais donne, dès 1756 par contrat de mariage, la terre de Château-Chinon à son fils, François-Marie de Mascrany.

Le dernier propriétaire du comté fut Louis-Gabriel de Planelli, marquis de Maubec.

Sous la Révolution
Collot d'Herbois, un des représentants de la Convention missionnés dans la Nièvre.
En 1790, Château-Chinon devient chef-lieu de canton et de district.

Le 23 février 1793, la Convention nationale décrète la levée en masse de 300 000 hommes. Par l'arrêté du 2 mars qui suit, le département de la Nièvre fixe le contingent du district de Château-Chinon à 341 hommes dont 34 de Château-Chinon (18 de la « ville » et 16 de la « campagne »).

Durant la Révolution, les représentants du peuple Jean-Marie Collot d'Herbois et Jacques Léonard Goyre-Laplanche sont missionnés dans la Nièvre pour installer un courant montagnard et sans-culotte. Après avoir été reçus à Nevers le 18 mars 1793, puis dans le Loiret, ils parcourent la Nièvre en avril et arrivent à Château-Chinon le 26 avril 1793. Ils épurent alors les administrations et font appliquer les décisions prises par la Convention nationale.

En juillet 1793, un nouveau représentant du peuple est nommé en mission dans la Nièvre : Joseph Fouché. Néanmoins, il ne se rend pas à Château-Chinon mais mandate des commissaires, comme Pierre-Gaspard Chaumette.

Par anticipation du décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, Château-Chinon prend le nom révolutionnaire de Chinon-la-Montagne dès le 21 septembre 1793.

Le 20 brumaire an II, le comité de surveillance de la ville fixe la taxe révolutionnaire imposée aux « riches à raison de leur fortune et de leur incivisme » qui s'élève au total à 64 225 livres pour la commune. Cette somme s'ajoute aux 268 250 livres récoltées dans le reste du district de Chinon-la-Montagne au titre de cette même taxe, ainsi qu'aux 33 300 livres offertes par les « patriotes aisés » de ce même district.

Le 19 nivôse an III, les terres de Château-Chinon sont confisquées au nom de la Nation. Les forêts sont vendues à la fin du siècle comme propriétés nationales.

À la suite de la Révolution, la ville reprend son nom précédent mais est séparée en deux communes distinctes, Château-Chinon Intra-Muros et Château-Chinon Extra-Muros, qui deviendront respectivement Château-Chinon (Ville) et Château-Chinon (Campagne).

Époque contemporaine
Plan de Château-Chinon en 1879.
xixe siècle
Deux épidémies de choléra éclatent au xixe siècle : l'une en 1849 qui touchera 137 habitants dont 37 succombèrent ; l'autre en 1854 qui fut moins meurtrière.

La commune est néanmoins toujours un important lieu de commerce, d'artisanat et de prospérité. L'exploitation des forêts environnantes, bien que moins importante qu'auparavant, permet toujours de fournir d'importants revenus grâce au flottage du bois à destination de Paris.

Ce siècle marque également l'essor, à Château-Chinon et dans le reste du Morvan, de « l'industrie des nourrices » : d'une part les « nourrices sur lieu » qui se rendaient généralement à Paris, employées par des familles bourgeoises, d'autre part les « nourrices sur place » chez qui l'Assistance publique de l'ancien département de la Seine plaçait des enfants parisiens : les « Petits Paris ».
En 1880, Château-Chinon (Ville) disposait de la plus grande agence de placement de France avec l'accueil de 3 000 enfants par an.

Article détaillé : Nourrice morvandelle.
Les limites de la ville ont par ailleurs largement débordé l'ancienne ceinture de remparts : le faubourg de Paris, au nord dans la partie haute de la ville, ainsi que la route d'Autun (future rue Jean-Marie-Thévenin), sont maintenant raccordées à la vieille ville.

xxe siècle

François Mitterrand, ancien maire de la ville.

Le musée du Septennat.
Les années 1950 marquent l'arrivée d'un homme politique d'origine charentaise : François Mitterrand. Maire de 1959 à 1981, conseiller général (il présida le conseil général de la Nièvre) puis député, il fut ministre sous la Quatrième République.

Alors député-maire, il signe le 15 juillet 1967, dans les locaux de l'ancienne mairie (devenue médiathèque depuis), l'acte de fondation de l'Académie du Morvan, avec Léon Bondoux (ancien maire de la commune), Joseph Pasquet, Jacques Thévenet, Jules Basdevant, Henri Perruchot, Régine Pernoud, Jean Chatelain, Lucien Olivier, Claude Régnier et Henri Desbruères.

Candidat malheureux en 1965 et 1974 à la présidence de la République, François Mitterrand fut finalement élu le 10 mai 1981, puis réélu en 1988. La ville se trouva alors propulsée dans l'actualité. François Mitterrand, qui ne possédait pas de domicile à Château-Chinon, louait une chambre (la chambre 15) à l'année à l'hôtel du Vieux-Morvan qui partagea alors la vedette avec son hôte illustre.

Très attaché à la ville qui l'avait adopté, le président Mitterrand lui offrit une grande partie des cadeaux reçus au cours de ses deux septennats. Ils sont exposés au musée du Septennat, installé dans un ancien couvent. De nombreux présents de toutes natures sont exposés. Ce sont des tapis, meubles, vases, objets en or et pierres précieuses, comme ceux offerts par les chefs des États du Golfe. Plusieurs salles sont consacrées aux cadeaux africains. On peut également y voir les décorations, médailles et « clés de villes » reçues par le président à l'occasion de ses voyages.

La statue-fontaine-mobile, dite Fontaine de Château-Chinon, qui se trouve devant l'ancien palais de justice devenu mairie, a été commandée conjointement en 1987 à Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely par François Mitterrand. Elle a été inaugurée par le président le 10 mars 1988


Aire de stationnement :
CHATEAU CHINON
35 km NO d'Autun
Rue du Tacot - Proximité Supermarché Casino et DDE
Latitude: 47.06349 ■ 47° 3' 49''
Longitude: 3.93601 ■ 3° 56' 10''

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